Ecriture (tiret) Livres | (re)trouver le plaisir d'écrire, intéresser un éditeur

Syndrome de la page blanche  :
10 remèdes

par | 40 commentaires

Ce que vous allez apprendre dans cet article :

  • Comprendre le syndrome de la page blanche
  • Trouver vos astuces pour le combattre

Combien de fois ai-je lu ou entendu la même petite phrase : « Moi, je suis doué pour écrire les débuts d’histoire. Après, ça se gâte, je ne sais jamais comment continuer, et je laisse tout en plan. »

Bonne nouvelle : le syndrome de la page blanche, cette pathologie de la plume, se soigne ! Explications, et solutions.

A noter que certains d’entre vous ont peut-être une difficulté à commencer un texte : dans ce cas, je vous conseille aussi mon billet sur « Varier ses débuts de scènes ».

Le plaisir d’écrire

Il y a quelques années, un éditeur spécialisé dans les gadgets hebdomadaires à collectionner chez son marchand de journaux, a entamé la publication d’une série de fiches appelée « Plaisir d’écrire ».

Moi qui peinais à rédiger la moindre phrase (j’étais assez constipé de la prose à cette époque), j’ai adressé un courrier à cette honorable maison. Je m’y étonnais franchement qu’on puisse vendre une méthode d’écriture en parlant de « plaisir ». J’étais fort naïf, et je ne connaissais pas encore les finesses du marketing.

Toujours est-il que l’éditeur me répondit fort civilement, en me remerciant pour mon intérêt et en m’offrant un stylo-bille. Le mois suivant, « Plaisir d’écrire » ne parut pas. Le produit n’avait pas trouvé son public.

Je vois plusieurs morales possibles à cette histoire :

  • Quand on donne son avis, parfois, votre interlocuteur vous en sait gré ;
  • Les petites fiches à collectionner, ça ne colle pas tellement avec le métier d’écrivain ;
  • L’écriture n’est pas un plaisir, ou pas seulement, et le écrivains ne sont pas dupes.

Donnez-moi une idée

Une autre phrase que je croise beaucoup sur les forums est « Je voudrais écrire mais je ne sais quoi. Donnez-moi une idée plz lol. »

Syndrome de la page blanche : retrouvez un enthousiasme flamboyant

Le retour de flamme se fait attendre ?

Fort bien, pourquoi pas ? Des idées, on en a à revendre, de quoi faire travailler tout un atelier de nègres…
Mais comment croire sincèrement que vous aurez envie d’écrire plus de trois pages sur l’idée d’un autre ? Pour moi, c’est viscéral, dès que mon idée m’a un air de déjà-lu… je jette !

Entre plaisir et travail

Écrire, c’est un peu de plaisir au début, et beaucoup d’huile de crâne juste après, et pendant très longtemps.

Il faut relire, se remémorer les tenants et les aboutissants, corriger, chasser les répétitions, tenir compte des avis des autres, tout envoyer bouler, recommencer…
Et pour chaque nouveau texte, on repart à zéro !

Il y a toujours, en cours de rédaction, un moment où le plaisir s’en va. C’est le moment de passer en régime manuel, de faire travailler le courage à la place de l’envie, en attendant une prochaine poussée d’enthousiasme.

Anticiper le découragement

Ne croyez pas trop au « plaisir d’écrire ». Le plaisir est rare, et vient par surcroît.

Anticipez le découragement. Comment ? En préparant un plan. Même pour une nouvelle de 3 pages, un plan est utile. Vous ne savez pas comment terminer vos textes ? Ne vous faites plus jamais surprendre : prévoyez !

Mais peut-être aviez-vous tout prévu, et l’envie a fui malgré tout ? Votre cerveau vous a fait le bon vieux coup de la panne ?

Aucun problème ! Pour relancer la machine, essayez un de mes dix trucs ci-après. Il y en a bien un qui marchera ! [1]

Les 10 remèdes de l’écrivain devant sa page blanche

  1. Ne touche plus à un clavier pendant 2 jours ; consacre-toi à des choses idiotes (par exemple une cure de télé) ;
  2. Offre-toi une demi-journée d’une activité calme et solitaire ; [2]
  3. Si tu tiens un carnet d’écrivain, si tu as gardé trace de l’idée que tu essaies désespérément d’écrire : relis tout ceci ;
  4. Commence une autre histoire, ou le plan d’une autre histoire ; variante : commence une autre histoire avec une grosse contrainte (sans le « r », par exemple) ;
  5. Relis ce que tu as écrit de mieux dans ta vie ;
  6. Lis ou relis un texte que tu adores ;
  7. Calfeutre-toi dans une pièce et lis ton propre texte à haute voix ;
  8. Change tes conditions de travail : il ne faut pas avoir envie de faire autre chose (et repousse à plus tard l’appel de la plage) ;
  9. Fâche-toi contre quelqu’un ou quelque chose (il n’y a aucune cible valable dans les parages ? Regarde le JT) ;
  10. Écoute un morceau de musique qui te plaît et qui correspond à ce que tu veux écrire. Attention, n’écoute pas la musique pendant que tu écris. Sauf exception (et fanfaronnade d’auteur), la musique distrait. Tu te concentres mieux dans le silence. Tu veux en savoir plus ? Va voir de ce côté-ci

Et toi, prolifique internaute, quels sont tes trucs ? Qu’est-ce qui te donne l’énergie d’y retourner ?


 

[1] Ces « commandements », je les ai ébauchés il y a quelques temps sur un forum littéraire. Les voici dans une forme plus pratique et générale.
[2] Pour ma part, je peins des soldats de plomb

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