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9 bonnes raisons de faire appel
à un conseil éditorial

par | 10 commentaires

Ce que vous allez apprendre dans cet article :

  • Ce que le conseiller littéraire peut vous apporter
  • Le plaisir d’avoir un lecteur pro pour vous épauler

Savez-vous vraiment ce que propose un conseil éditorial ? Voici 9 raisons d’en chercher un, et un bon !

Conseiller littéraire, conseil éditorial… Le mot est à peu près explicite, la fonction… pas si évidente. Dans une question que l’on me posait encore hier, j’ai pu mesurer l’étendue de la méconnaissance du sujet.

La question était simple : « J’ai fait revoir mon texte par un conseiller littéraire, il m’a fait des remarques et donné des pistes et maintenant, je n’ose plus y toucher. Je n’ai plus l’impression que c’est le mien. »

Pourquoi demander l’avis d’un professionnel ? Comment, ensuite, s’en servir ? Des éléments de réponse ont déjà été donnés à plusieurs endroits du blog. En voici d’autres, avec un petit point sur la question.

1. Tout texte est perfectible

Un texte littéraire n’est pas une chose finie et parfaite. Sur cette question, les très jeunes auteurs sont les plus difficiles à convaincre. Lorsqu’ils prennent un peu de bouteille, ils se rendent compte en général de leurs points faibles, et de la valeur que représente un œil extérieur, objectif et équivalent à celui du lecteur.

2. L’objectivité n’a pas de prix

Votre conseiller vous offre un peu d’objectivité, ce qui, en écriture, est un bien rarissime. Il est, peut-être même, le seul sur lequel vous appuyer pour savoir ce que vaut vraiment votre texte à l’instant T.

3. Implication

Un conseiller littéraire peut vous aider dans vos démarches (voir ici ou ici) mais seulement s’il connaît bien votre texte ; s’il a contribué à son amélioration. Vous ne pouvez pas lui demander de préparer votre dossier de soumission ou un listing d’éditeurs, si vous déniez toute légitimité à ses avis.

Faire appel à conseil éditorial, une question épineuse ?

Faire appel à conseil éditorial, une question épineuse ?

4. Le conseil éditorial : votre guide dans le monde de l’édition

Il vous éclaire sur ce monde que vous ne connaissez pas, et dans lequel vous arrivez souvent avec des idées reçues : l’édition. Exemples : « la ligne éditoriale c’est du bidon » « l’auto-édition, c’est la liberté. »…

5. Travail sur soi

Un conseiller littéraire ne veut pas vous décourager ou vous désespérer. Ses avis seront peut-être durs, mais le métier d’écrivain s’apprend. Votre conseiller est là pour repérer vos difficultés et vous conseiller sur les points à travailler (exemple : ici et ici). C’est, au fond, comme un nutritionniste : il examine votre régime et vous indique ce que vous pourriez changer pour aller mieux, en accord avec votre mode de vie. A vous ensuite de faire le travail pour changer… ou pas.

6. Montrer

Êtes-vous prêt à être lu ? Vous n’imaginez même pas à quel point votre lecteur, n’importe lequel, va transformer, en pensée, ce que vous lui racontez. C’est un fait contre lequel vous ne pouvez rien. Votre conseiller littéraire, qui se place en quelque sorte en « super-lecteur », vous renverra ce genre de réaction. Il n’a pas vu les choses comme vous les racontiez ; et tant mieux ! Il vaut mieux que ce soit lui qui repère les problèmes, qu’un éditeur, avec le pouvoir de dire oui ou non, ou un journaliste, qui aura le pouvoir de faire et défaire votre réputation.

7. Accueillir le changement

Êtes-vous prêt à changer ? Si non, un conseiller littéraire ne vous servira à rien, sauf à vous frustrer, comme le remarquait le commentateur à l’origine de cet article.

8. Travailler encore

Êtes-vous prêt à travailler (encore) ? Si non, inutile de chercher un conseiller littéraire ; votre conseiller forme avec vous un duo, un binôme. Vous n’avancerez pas si vous refusez a priori votre part de travail. Imaginez que vous allez dans un club de fitness pour perdre quelques kilos : est-ce que vous vous sentirez surpris lorsque le coach vous montrera le rameur et vous dira « maintenant, on rame » ?

9. Faire des compromis

Êtes-vous prêt à être contredit ? Depuis le premier mot écrit jusqu’au dernier exemplaire vendu, un livre est affaire de compromis. Vous, auteur, vous devrez composer avec les limitations du lecteur, avec les envies et les compétences de l’équipe technique (éditeur, graphiste, banquier…), mais aussi avec notre pauvre vocabulaire et notre langue bien imparfaite… Autant d’occasions de frictions, de débats, et de consensus. Êtes-vous prêt pour cela ? Si non, le mieux reste peut-être d’oublier votre projet au fond de votre mémoire, et de vous tourner vers une activité vraiment indépendante, comme… comme laquelle, au fait ?

Pour conclure

Ce tour de questions vous a-t-il aidé ? Vous avez des objections à faire ? Allez-y, n’hésitez pas. Le conseil littéraire est une belle question, qui mérite mûre réflexion.

En attendant, vous qui avez reçu un conseil pro et ne savez quoi en faire, je vous conseille le petit exercice suivant : prenez deux-trois pages de votre texte. Ne dites rien à personne. Réécrivez-les, en suivant honnêtement les conseils qu’on vous a donnés. Trois pages, pas plus. Puis comparez, toujours en toute honnêteté, les deux textes. Franchement, cette nouvelle version (qu’elle soit meilleure ou pire que la première), est-elle moins la vôtre que la première ? Ce nouveau texte n’est-il pas pas richement, fondamentalement, lui aussi, à vous ? Faites le test !
Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, rappelez-vous une dernière chose : sur les questions littéraires, la décision finale vous reviendra toujours.


A toi de parler, renversant internaute : quelle est la place des conseils dans ton écriture ? As-tu atteint la limite des conseils « amateurs » ?

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