Ce que vous allez apprendre dans cet article :

  • Ce que l’on entend par « tra­duire un livre »
  • Le fonc­tion­ne­ment de la vente de droits littéraires
  • Les gaffes à éviter

Traduire un livre et le publier à l’é­tran­ger, voilà un rêve de nom­breux écri­vains. Mais la vente de droits ne fonc­tionne pas du tout comme on le croit…

Quelques débats vus sur des forums où je traîne, et des échanges publics ou pri­vés avec cer­tains d’entre vous, m’ont donné l’idée de faire un point sur la ques­tion de la traduction.

En effet, la tra­duc­tion de son livre en langue étran­gère fait sou­vent fan­tas­mer les auteurs. Elle les conduit à com­mettre des erreurs qu’ils payent, par­fois, très cher…

Apprenons à y voir plus clair dans cette mini forêt vierge.

traduire un livre
Méfiez-vous des tra­duc­tions non vali­dées par l’ATLF…
Ici, cou­ver­ture de l’édition fran­çaise de
« Batman contre le savon fou ».

Pourquoi publier son livre à l’étranger ?

D’abord, je vou­drais une bonne fois pour toutes lever un mal­en­tendu. L’expression « tra­duire un livre » ne veut pas dire la même chose pour vous et pour votre éditeur :

  • Pour vous, cela signi­fie « pla­cer son texte à l’étranger ».
  • Pour lui, il s’agit plu­tôt de l’opération qui consiste à trans­for­mer un texte écrit en fran­çais, en un texte en anglais, en chi­nois ou en allemand.

Apprenez à vous com­prendre. S’agissant de tra­duc­tion, c’est un préa­lable assez logique !

Pour votre édi­teur, la déci­sion de pro­po­ser les droits de votre livre à la vente dépend de nom­breux fac­teurs. Voici les trois principaux :

  • Le suc­cès de votre livre dans le pays de départ ;
  • Son inté­rêt glo­bal pour le mar­ché étranger ;
  • La per­ti­nence « cultu­relle » de l’opération.

Pour le suc­cès, cela me semble une évi­dence : votre édi­teur aura plus de faci­lité à atti­rer l’attention d’un confrère sur un livre déjà réputé. S’il n’a pas mar­ché dans son pays de départ, c’est sou­vent mau­vais signe pour la suite.

Ensuite, on l’ignore sou­vent, tous les édi­teurs ne voient pas d’un même œil l’opportunité de la vente de droits. Certaines mai­sons sont très à l’aise avec ces démarches, et dis­posent de bons contacts dans cer­tains pays étran­gers ; la plu­part des mai­sons, sur­tout petites et moyennes, n’ont sim­ple­ment pas de temps à consa­crer à ces opé­ra­tions assez lourdes. Accessoirement, il faut aussi que le res­pon­sable… parle la langue étrangère !

Enfin, à pro­pos des pays de des­ti­na­tion, essayez de gar­der l’esprit large. Est-ce que ce roman qui parle de haute gas­tro­no­mie est sus­cep­tible d’intéresser le public bri­tan­nique ? (c’est un exemple)
Tout n’est pas bon à publier par­tout, et ceci mal­gré le suc­cès passé du livre et la moti­va­tion de votre éditeur.

Traduire un livre, comment ça se passe ?

Si toutes les condi­tions sont réunies, l’éditeur va se lan­cer dans les opé­ra­tions de démar­chage. Vous vous rap­pe­lez l’époque intense où vous avez sou­mis votre manus­crit ? Eh bien c’est au tour de l’éditeur de s’y coller !

Bien entendu, vous pou­vez vous aussi démar­cher des édi­teurs étran­gers (sur­tout si vous avez déjà quelques contacts inté­res­sants), mais véri­fiez bien les termes de votre contrat : dans ce cas comme dans d’autres, l’ac­cord vous vous oblige, vous et votre par­te­naire, à vous tenir mutuel­le­ment infor­més de vos démarches. Croyez-moi, il vaut mieux res­ter syn­chro : vous et lui n’en serez que plus efficaces.

Le meilleur moyen, pour un édi­teur, d’attirer l’attention d’un confrère étran­ger, est de le ren­con­trer. Pour cela, le salon du livre de Francfort, mi-octobre en Allemagne, est ZE évé­ne­ment annuel mon­dial. Si votre édi­teur est un fami­lier de « Francfort », c’est un bon signe de son ouver­ture à l’étranger.

Certains fonc­tionnent aussi avec un réseau bien en place. D’autres font des envois pos­taux, mais le résul­tat est rare­ment flamboyant…

Une fois qu’un achat est décidé par une mai­son étran­gère, un petit jeu de chassé-croisé juri­dique a lieu entre les par­ties pre­nantes : échange de contrats et signa­tures diverses. À ce pro­pos, le code des usages (lorsque l’éditeur d’arrivée est fran­çais), a été revu en 2012 par l’interprofession.

L’ATLF (Association des Traducteurs Littéraires de France) montre ses contrats-types, et peut répondre aux ques­tions les plus poin­tues sur les usages… en France.

Des contrats ? Oui, mais les­quels ? La vente de droits à l’étranger en néces­site trois :

  • entre l’auteur et l’éditeur de départ (a priori, le contrat d’o­ri­gine pré­voit les éven­tua­li­tés de la vente de droits)
  • entre les deux éditeurs
  • entre l’éditeur d’arrivée et le traducteur

Je remer­cie E. Pierrat pour la relec­ture de cet article sous l’angle juridique.

« Qui choi­sit le tra­duc­teur ? » est la ques­tion que l’on se pose sou­vent. La réponse est : l’éditeur d’arrivée. Même si vous, en tant qu’au­teur, tout comme l’éditeur de départ, pou­vez lui sug­gé­rer un nom, c’est l’éditeur d’arrivée qui pren­dra la déci­sion, car c’est lui qui met l’argent sur la table.
Souvent, les auteurs répu­tés ont leur tra­duc­teur atti­tré dans une langue don­née. En géné­ral, l’éditeur d’arrivée ne fera pas de dif­fi­cul­tés pour tra­vailler avec celui-ci.

Gardez une chose à l’esprit : même si vous connais­sez quelqu’un qui parle très bien une langue étran­gère, et qui se pro­pose pour tra­duire gra­tui­te­ment votre ouvrage, cela ne fait pas de lui un tra­duc­teur lit­té­raire pro­fes­sion­nel. Et sur­tout, cela ne veut pas dire que la publi­ca­tion en ques­tion serait per­ti­nente, et encore moins que le pro­jet trou­ve­rait preneur.

L’éditeur d’arrivée est trouvé, le tra­duc­teur est engagé, les contrats sont signés ? Formidable ! « Y a plus qu’à ». Voilà le moment où votre texte com­mence sa nou­velle vie.

Vous vou­lez jeter un œil sur la ver­sion tra­duite ? C’est votre droit, bien sûr. On vous mon­trera volon­tiers les pla­cards avant impres­sion. Mais atten­tion, ne repre­nez pas tout le tra­vail de fond en comble. Comme je l’ai dit ailleurs, le temps de tout le monde est pré­cieux, et le tra­vail du tra­duc­teur, de l’éditeur d’arrivée, est, comme son nom l’indique… un tra­vail. Respectez-le à sa juste valeur.

Ce qu’il ne faut pas faire

Madame A. avait publié chez nous un joli texte de lit­té­ra­ture. Comme elle avait beau­coup d’a­mis, notam­ment une tra­duc­trice anglo­phone, elle lui pro­posa de tra­duire le texte pour le mar­ché anglo-saxon. « Tu crois ? » demanda l’amie en ques­tion. « Mais qui va me payer mon tra­vail ? – Ne t’inquiète pas, la ras­sura madame A. Mon édi­teur est inté­ressé, il paiera. » Et la tra­duc­trice com­mença la mission.

Or, nous n’étions pas si inté­res­sés que cela. Nous n’avions pas tel­le­ment envie de payer :

  • une tra­duc­trice tom­bée du ciel ;
  • sans garan­tie de publier le texte ensuite ;
  • alors que ce coût doit être sup­porté par l’éditeur d’arrivée.

Nous remer­ciâmes donc gen­ti­ment madame A., qui informa son amie tra­duc­trice qu’elle ne serait jamais payée pour son tra­vail. Et elles se brouillèrent toutes les deux pour toujours.

Madame V., elle, était une auteure alle­mande. Nous avions acheté les droits de son ouvrage, un court roman. Alors que nous cher­chions un tra­duc­teur alle­mand (en Alsace, on en trouve à peu près autant que des mou­tons sous mon lit), madame V. insista pour que nous pre­nions le sien. N’y voyant pas malice, nous acceptâmes.

Or, le tra­duc­teur en ques­tion était un sinistre mar­gou­lin, qui donna le texte en pâture à Babelfish. Comme l’écrivain alle­mande ne par­lait pas fran­çais, et que de toute façon ses textes étaient un peu déjan­tés, le sub­ter­fuge était passé inaperçu chez tous ses pré­cé­dents édi­teurs fran­çais (la liste com­pre­nait, tout de même, Actes Sud…)

Ledit tra­duc­teur nous ren­dit donc une copie tout à fait infi­dèle (il se trouve que dans la mai­son d’édition, nous étions tous ger­ma­no­phones et que nous pou­vions com­pa­rer les deux textes). On y trou­vait par exemple une magni­fique chasse à courre au canard, un arc que l’on « ten­dait », une confu­sion entre papillon et libel­lule… Un peu gênant pour la cré­di­bi­lité de l’auteur dans le pays d’arrivée… et la nôtre, évidemment.

Méfiez-vous si vous ne par­lez pas la langue d’arrivée : il vaut mieux faire confiance à l’éditeur pour choi­sir le traducteur.

Résumé : on oublie les clichés, merci

Voici donc com­ment les choses se pré­sentent « pour de vrai », concer­nant la vente de droits lit­té­raires à l’étranger :

  • le suc­cès d’un livre dans son pays de départ ne suf­fit pas pour jus­ti­fier la publi­ca­tion à l’étranger ;
  • le démar­chage des édi­teurs d’arrivée est prin­ci­pa­le­ment le tra­vail de l’édi­teur de départ ;
  • le tra­duc­teur est choisi, en der­nier res­sort, par l’édi­teur d’arrivée ;
  • le tra­vail de tra­duc­tion démarre seule­ment quand les aspects juri­diques ont été réglés ;
  • soyez modeste avec vos com­pé­tences dans la langue d’arrivée. Trop d’intransigeance fera du tort à tout le monde, y com­pris à vous et à votre texte.

Et toi, bavard inter­naute, tu as des pro­jets de vente de droits ? Tu as bien flairé le ter­reau cultu­rel du pays d’arrivée ?

117 commentaire

  1. Kanata says:

    Mais c’est ça le truc alors… J’écris mes textes en anglais, je me fais édi­ter in the states, et là je reviens en France sous forme de best­sel­ler amé­ri­cain traduit…
    Je touche des dol­lars comme auteur (de mon édi­teur US), des euros comme tra­duc­teur (de l’éditeur d’arrivée), et re des dol­lars des ventes fran­çaises (via mon contrat d’auteur de l’éditeur US). J’ai tout com­pris ? Trop fort !
    Vu qu’il s’édite plus de tra­duc­tions que textes fran­co­phones en France, j’augmente donc ainsi mes chances 😉

    Je rigole, mais ceci dit, il y a un auteur franco-russe qui l’a fait lui…

    1. Agathe Antoine says:

      Bonjour , Une ques­tion dont j’nai aucune idee sur la réponse .Combien coûte une tra­duc­tion d’un livre en anglais ? J’ai très envie de lire »Beyond pos­sible » de Nirma Purja un héros !! Merci

  2. Kanata says:

    Mikhaïl Chichkine. Il vit en Suisse, écrit en Russe, puis fait réédi­ter des tra­duc­tions alle­mandes et françaises.

    Sinon Nicola Bokov est aussi un adepte. Mais on est dans une autre caté­go­rie, il écrit en russe, en alle­mand, en anglais et en fran­çais… (mais ne se fait pas for­cé­ment tra­duire dans toutes ces langues, cela dépend des livres)

    1. nicolas says:

      Là fran­che­ment ! Vous vou­lez aussi un bon plan pour le faire rédi­ger, publier et dif­fu­ser gra­tui­te­ment, tant que vous y êtes ? …

  3. colvert says:

    Bonjour,
    savez-vous quelles sont les étapes à suivre en tant que tra­duc­teur ? Dois-je d’abord choi­sir un livre que je sou­hai­te­rais tra­duire et le pro­po­ser à un édi­teur d’arrivée, ou d’abord contac­ter les édi­teurs d’arrivée, ou bien contac­ter l’éditeur de départ concer­nant les droits d’auteurs ? Et savez-vous où est-ce que je peux savoir si un livre a déjà été traduit ?
    Merci d’avance !

    1. nicolas says:

      Vous pre­nez je crois la ques­tion par le mau­vais bout. Traducteur, comme pho­to­graphe ou gra­phiste, est un métier de pres­ta­taire de l’édition. Vous devez donc plu­tôt vous faire connaître en tant que tra­duc­teur, sans viser un titre pré­cis, auprès des édi­teurs qui publient des tra­duc­tions dans votre langue d’arrivée, en leur fai­sant savoir que vous vou­lez vous spé­cia­li­ser dans la tra­duc­tion de livres.

      Pour savoir si un livre a déjà été tra­duit, il suf­fit de deman­der à son édi­teur de départ, puisque c’est lui qui est habi­lité à vendre les droits de traduction.

      1. lili says:

        Bonjour, moi je prends aussi le pro­blème à l’en­vers, mais c’est volontaire.
        Je démarche des mai­sons d’é­di­tion étran­gères pour obte­nir des droits.
        Mais j’ai­me­rais avoir des infos. Combien pour­rais-je leur pro­po­ser en terme de % sur les copies ven­dues. Qu’est-ce qui est raisonnable ?

        1. Je ne sais pas trop quoi répondre ; pou­vez-vous pré­ci­ser ? Vous êtes tra­duc­trice, vous pro­po­sez de pla­cer des textes étran­gers en France en « ven­dant » le ser­vice de traduction ?

  4. Camprieu30 says:

    Bonjour,
    Est il envi­sa­geable de faire tra­duire son texte par une tra­duc­trice pro­fes­sion­nelle et de pro­po­ser son texte à l’étranger sans le publier en France ? Est ce une entre­prise vouée à l’échec ? Merci beau­coup par avance pour vos avis ?
    Bonne jour­née à tous,

    1. nicolas says:

      Je ne dirai pas que c’est voué à l’échec, mais le risque finan­cier est plus grand ; en plus de votre tra­vail d’écrivain, vous ris­quez le tra­vail de la tra­duc­trice sur un refus.

  5. camille says:

    bon­jour, j’ai l’intention de créer ma propre mai­son d’édition, je ne sais pas encore quel sta­tut choi­sir, pro­ba­ble­ment asso­cia­tif, par contre je sais exac­te­ment quelle sera ma ligne édi­to­riale et mon public.
    est ce que je suis obli­gée de rache­ter les droits des ouvrages publiés à l’étranger avant de me lan­cer dans des tra­duc­tion en fran­çais sachant que les auteurs se trouvent à l’étranger, sont pour cer­tains décé­dés, et que cer­taines des mai­sons d’édition, à l’étranger aussi, n’existent plus.
    est ce une bonne idée d’envoyer une ver­sion fran­çaise aux édi­teurs étran­gers pour les convaincre ou les moti­ver afin d’autoriser la ces­sion des droits ?
    l’objectif : faire tra­duire de l’anglais vers le fran­çais des livres épui­sés, rares ou inter­dits à la vente dans cer­tains pays.
    cordialement

    cor­dia­le­ment

    1. nicolas says:

      Je pense qu’une déci­sion au cas par cas s’impose, en recher­chant les ayants-droits, en véri­fiant la dis­po­ni­bi­lité du texte, le rachat éven­tuel du fonds de l’éditeur par un autre éditeur…

      De façon plus géné­rale, je conseille­rais à un édi­teur, ou à un auteur, de ne rien entre­prendre en matière de tra­duc­tion, sans avoir l’accord de toutes les par­ties concernées.

  6. jean-paul says:

    Bonjour, Tenez-moi au cou­rant si vous le vou­lez bien car je suis tra­duc­teur de l’anglais vers le fran­çais. Je cherche actuel­le­ment des romans anglais, ayant connu un grand suc­cès à leur époque et main­te­nant tom­bés dans le domaine public (donc libres de droits) et dont il n’existe pas de tra­duc­tion fran­çaise. desjp(at)club-internet.fr

  7. anna says:

    bon­jour je sou­haite vous deman­dez si vous pen­sez pos­sible qu un livre publier au japon en 2010 enfin tra­duit du japo­nais a l ita­lien EN décembre 2014 a quelques chance d être tra­duit en fran­çais et si oui sera t il tra­duit du japo­nais au fran­çais ou de l ita­lien au fran­çais ?j espère que ma ques­tion n ’est pas trop confuse cordialement

  8. Terminus says:

    Bonjour, J’ai de mon côté lu un roman en anglais qui m’a énor­mé­ment plu, et je sou­hai­te­rais en pro­po­ser une tra­duc­tion. Comment cela se passe t‑il sachant que le tra­duc­teur consti­tue la der­nière étape du circuit ?
    L’auteure est irlan­daise, son roman me plaît énor­mé­ment et je pense qu’il pour­rait plaire au lec­teur français.
    Savez-vous com­ment faire dans ce cas précis ?
    Merci d’avance.

    1. Difficile de vous répondre : d’abord, êtes-vous tra­duc­teur professionnel ?
      J’imagine que dans un cas comme celui-là, il fau­drait convaincre l’auteur que vous êtes la per­sonne idéale pour la tra­duc­tion en France, et ensuite démar­cher pour vous deux les édi­teurs français.

  9. sisen says:

    Bonjour, je sou­haite publier un livre que j’ai écrit en anglais aux états unis, je vou­lais vous deman­der de me dire en bref quelles sont les étapes qu’il faut suivre une fois le manus­crit envoyé. par exemple est ce que je suis obligé de me retrou­ver long­temps sur le sol amé­ri­cain ou est ce que je peux tra­vailler à dis­tance pen­dant que l’é­di­teur édite mon livre ?
    j’espère avoir été clair ! je vous remercie !

    1. Je ne com­prends pas : après l’a­voir envoyé à un édi­teur ? Un tra­duc­teur ? Vous l’a­vez envoyé pour le sou­mettre, ou parce qu’il a été accepté ?
      Dans tous les cas, je ne pense pas qu’il soit néces­saire de res­ter sur le sol pour hypo­thé­ti­que­ment être appelé à tra­vailler sur le livre. La plu­part des échanges se font aujourd’­hui par e‑mail, et les réunions peuvent s’ef­fec­tuer en visio­pho­nie… La situa­tion est la même, que vous soyez publié aux États-Unis, en France ou n’im­porte où ailleurs.

  10. PHANZU says:

    Bonjour, je suis content de décou­vrir ce forum. Mes écrit sont encore en manus­crits et suis à la recherche d’un édi­teur habi­tuer pour la série reli­gion et lit­té­ra­ture car mon texte com­porte beau­coup des ver­sets bibliques. tu peux me pro­po­ser une ou des mai­sons en privé dans mes émail pour que je prenne contact. je suis afri­cains et non habi­tué aux publi­ca­tions publics. je sais que mon livre sera un best­sel­lers mais inté­res­sera beau­coup plus le public de la science c’est à dire le monde anglo­phone. Je veux que les 2 ver­sions, fran­çaise et anglaise soient lan­cée simul­ta­né­ment pour évi­ter la cas­sure. J’attends vos conseils le vite pos­sible. Merci

    1. Votre mes­sage montre une cer­taine mécon­nais­sance des fonc­tion­ne­ments du milieu (« je sais que mon livre sera un best­sel­ler » etc.) Je vous pro­pose de lire quelques articles inté­res­sants de mon blog, pour vous évi­ter beau­coup de décep­tions dans vos démarches par la suite.

  11. sisen says:

    Je vous remer­cie Nicolas, bien que vous n’ayez pas bien com­pris ma ques­tion, vous y avez quand même répondu ! en fait j’ai déjà tra­duit le livre à mes frais, mais je ne l’ai pas encore envoyé à un éditeur !
    Merci et bonne journée !

  12. Renaud says:

    Bonjour
    J’ai tra­vaillé dans le monde de la tra­duc­tion « cor­po­rate » en entre­prise pen­dant 30 ans et j’ai paral­lè­le­ment suivi des études d’a­ro­ma­thé­ra­pie. Je sou­haite me recon­ver­tir dans la tra­duc­tion de livres dans ce domaine et j’ai à tout hasard écrit sur un site d’Aromathérapie anglo­phone pour pro­po­ser mes ser­vices de tra­duc­tion. A ma grande sur­prise on m’a répondu de suite pour me deman­der de chif­frer la tra­duc­tion vers le fran­çais d’un ouvrage écrit en anglais et qui a déjà été tra­duit en chi­nois. Mon contact est à la fois auteur du livre et édi­teur. Comment dois-je pro­cé­der à votre avis ? Merci d’avance

  13. sisen says:

    Bonjour, pou­vez vous me dire com­ment trou­ver un bon agent lit­té­raire à New York (pour un livre de fic­tion humo­ris­tique)? existe-t-il des agents qui parlent fran­çais à New York(pour mieux com­mu­ni­quer avec eux même si je connais bien l’an­glais)? et pou­vez-vous me dire s’il y a des pièges typiques à éviter ?
    je vous remer­cie infi­ni­ment et bonne journée !

  14. Claude says:

    Bonjour, je lis et j’ap­pré­cie énor­mé­ment un livre en anglais (540pages) datant de 1947 et publié aux US (3ème édi­tion en 2010). Ce livre me sem­blant réel­le­ment impor­tant dans son domaine et n’exis­tant pas en langue fran­çaise, je songé à en faire la tra­duc­tion afin qu’il puisse être publié dans les pays francophones.

    Est-ce une idée sau­gre­nue ? Comment abor­der la chose, quelle serait la meilleure option ?

    1. C’est une belle ambition !
      Je vous invite à lire ou relire l’ar­ticle ci-des­sus ; il vous explique sur­tout de ne pas mettre la char­rue avant les bœufs : pour ne pas se retrou­ver avec une tra­duc­tion sur les bras, il vaut mieux cher­cher d’a­bord un éditeur…

  15. Une info qui peut être utile : mes bou­quins (pour enfants) sont régu­liè­re­ment tra­duits, et ce dans une dizaine de langues. Il faut juste savoir que les retom­bées en droits d’au­teur sont riqui­qui, pour ne pas dire ridi­cules, et le suivi à l’é­tran­ger à peu près inexis­tant, même avec de grosses bonnes mai­sons d’é­di­tion bien sérieuses.
    (Mais ça reste rigolo, sympa et bon pour le moral d’être publié en coréen, hon­grois, nor­vé­gien, grec, ita­lien ou chinois !)

  16. Bonjour et merci pour ces informations.

    Je vou­drais ajou­ter qu’il existe une aide finan­cière à la tra­duc­tion d’ou­vrages en fran­çais offerte par le CNL (Centre natio­nal du Livre). La demande doit être faite par l’é­di­teur fran­çais et le dos­sier doit contenir :
    – 20% de l’ou­vrage tra­duit dans la langue cible
    – le contrat de ces­sion des droit entre l’é­di­teur fran­çais et l’é­di­teur dans la langue cible (qui doit être identifié)
    – le contrat entre l’é­di­teur dans la langue cible et le tra­duc­teur, avec le salaire du traducteur.
    – une bio du tra­duc­teur. Il faut qu’il soit un pro­fes­sion­nel avec des réfé­rences… pas juste le copain « bilingue » qui veut aider
    – le pro­jet de l’é­di­teur dans la langue cible : nombre d’exem­plaires a paraitre, cam­pagne de pro­mo­tion, etc.…
    L’éditeur fran­çais doit être consi­déré comme sérieux, avec un vrai cata­logue, des ventes, etc.. 

    La com­mis­sion d’at­tri­bu­tion de ces aides se réunit 3 fois par an et l’aide finan­cière, si elle est accor­dée, couvre tout ou par­tie du salaire du traducteur.

    Bon dimanche !

      1. J’essaie.… c’est très dif­fi­cile. Je cherche à faire tra­duire et publier mon roman L’ile des Rois en anglais, sorti en fran­çais en 2014. J’ai trouvé une très bonne tra­duc­trice. J’avais trouvé un édi­teur en langue anglaise et nous avions jus­te­ment com­mencé à pré­pa­rer une demande de bourse au CNL, qui nous avait donné un pre­mier retour posi­tif. Malheureusement l’é­di­teur vient de nous lais­ser tom­ber, faute de moyen. C’est extrê­me­ment dif­fi­cile de « vendre » un livre à un édi­teur qui ne peut pas le lire.…c’est un peu le chat qui se mort la queue, car com­ment peut-il l’ai­mer assez pour déci­der de le faire tra­duire s’il ne l’a pas lu…
        La tra­duc­tion lit­té­raire est un métier… on m’a sou­vent dit : tu es bilingue, tu vis dans des pays anglo­phones, tra­duis-toi toi-même ! ». Mais je m’y refuse, je sais que j’a­bi­me­rais mon texte. Je pré­fère conti­nuer ma quête d’editeur…

  17. Merci de me don­ner cette oppor­tu­nité. Mon roman L’Île des Rois est publié par Editions Tensing, en voici un extrait et le résumé :

    « C’était un matin très tôt, le jour se levait. Je notais un bruit inha­bi­tuel, comme un dis­cret ruis­sel­le­ment d’eau, sans pou­voir le loca­li­ser immé­dia­te­ment. Très vite il s’amplifia, rem­plit l’espace, il était par­tout, et je com­pris dans les yeux brillants de Sébélé : le Delta com­men­çait sa méta­mor­phose. L’eau de l’Angola arri­vait au bout de son voyage et par endroit déjà, des flaques peu pro­fondes se for­maient sur la plaine en reflé­tant les roses de l’aube. L’Okavango nous envoyait un signal. Les mili­taires étaient par­tis mais l’eau arri­vait, la nature nous invi­tait à la fête, nous étions chez nous. » 

    L’Île des Rois est le récit d’un immense amour qui se croyait invin­cible. Il ne l’était pas. La poli­tique, la cor­rup­tion et la mala­die eurent rai­son de lui. L’un sans l’autre, ils étaient per­dus, ces anciens amants flam­boyants, ne savaient plus rien faire, alors pour sur­vivre au nau­frage de leur amour, ils se réfu­gièrent sur une Île du Delta de l’Okavango.
    Au rythme de la nature et à tra­vers les sou­ve­nirs de la nar­ra­trice, se retrace son épo­pée amou­reuse, depuis leur pre­mière ren­contre dans un bureau du gou­ver­ne­ment Botswanais, l’as­cen­sion, les tra­hi­sons et la chute jus­qu’à ce camp de for­tune en Okavango.

    And in English, in case this post is read by a anglo­phone publisher 🙂 :

    Kings’ Island.

    Withdrawn in the Okavango Delta with her hus­band, a woman reviews her life in her adop­ted coun­try, Botswana. Through her memo­ries, told to the beat of nature, the rea­der is taken through her life, from the first encoun­ter with her hus­band in an office of the govern­ment of Botswana, their poli­ti­cal invol­ve­ment in the coun­try, the betrayals and the fall, to this lost para­dise on Chief Island.
    The novel is the story of a pas­sion bet­ween an African man and a French woman. It is also the des­crip­tion of the magni­ficent Okavango Delta, and Botswana, lit­tle known coun­try of Southern Africa, facing issues like cor­rup­tion of the elite, dia­mond curse and HIV epidemic.

  18. Mr VALERE Gerard says:

    Bonjour, j’ai lu un livre en anglais (sur la théo­rie des jeux) et je l’ai tra­duit en fran­çais pour quelques amis qui ne sont pas anglo­phone (je ne suis pas pro­fes­sion­nel) et ils m’ont demandé si ce serait pos­sible de le mettre sur inter­net (gra­tui­te­ment) afin qu’il soit plus faci­le­ment acces­sible, est ce légale si je n’ai pas eu de contact avec l’au­teur ou l’éditeur ?

  19. Geoffrey says:

    Bonjour à tous,
    j’ai un pro­jet de créa­tion d’une entreprise/maison d’é­di­tion, je vou­drais tra­duire un livre anglais vers le français.
    N’étant pas du métier, plu­sieurs ques­tions me viennent à l’esprit :
    1. Qui contac­ter ? L’éditeur ou l’au­teur ou encore les deux en même temps ?
    2. Ou trou­ver de bon tra­duc­teur ? il y a t’il un statu offi­ciel ? ou est-ce une pro­fes­sion réglementé ?
    3. Si tout est ok, j’ai tout fais tra­duire à mes frais, quel est mon retour sur inves­tis­se­ment (pour­cen­tage des ventes)?
    4. Qui fixe le prix du livre ?

    Merci d’a­vance
    Geoffrey

    1. Alors :
      1. L’éditeur
      2. Vous avez les coor­don­nées de l’ATLF dans l’ar­ticle. Vous ver­rez, ils sont adorables.
      3. La réponse est extrê­me­ment variable ; c’est la magie du métier 😉
      4. En France, c’est l’é­di­teur et per­sonne d’autre.

      1. Geoffrey says:

        Merci beau­coup Nicolas pour tes réponses et ta disponibilité
        Je suis en train de navi­guer sur le site de l’ATLF ou il y a plein d’in­fos précieuses
        Pour la 3. c’est de la négo­cia­tion avec le tra­duc­teur en fait ? il n’y a pas de grille tarifaire !
        Et pour le prix du livre vous avez des pistes ou sites web ou je pour­rais avoir une méthode pour éta­blir un prix ?

        Encore merci

        1. Hello Geoffrey, pour la 3. tu deman­dais le retour sur inves­tis­se­ment. Mais cela dépend du prix du livre, du pour­cen­tage de droits, des ventes, de tes frais… Je pense que tu dois faire un tableau avec dif­fé­rents scénarios.
          Le prix du livre st rela­ti­ve­ment figé selon les for­mats et le nombre de pages. Tu peux regar­der des livres com­pa­rables en librai­rie, et tu auras une idée.
          Les édi­teurs uti­lisent une for­mule gros­sière pour la pre­mière approche : coût uni­taire d’im­pres­sion TTC x 5 pour un livre cou­rant, x 6 ou 7 pour un beau-livre (pour avoir une idée du prix de vente public).

  20. Elizabeth Lefer says:

    Bonjour, merci pour ce blog qui est très inté­res­sant, pré­cis et docu­menté. Je suis tra­duc­trice tech­nique pro­fes­sion­nelle et j’ai­me­rais beau­coup tra­duire un ouvrage de l’an­glais vers le fran­çais (ma langue mater­nelle) por­tant sur mon domaine de spé­cia­lité. J’ai contacté l’au­teur qui est d’ac­cord sur le prin­cipe, mais qui me ren­voie à son édi­teur situé au Royaume-Uni et qui a été mis en copie de notre dis­cus­sion. Par ailleurs, j’ai quelques contacts auprès d’é­di­teurs en France, publiant ce type d’ou­vrages. Je ne sais pas s’il convient d’ef­fec­tuer plus de démarches, et si cela serait bien perçu. En même temps, j’ai l’im­pres­sion que si je n’en fais pas, rien ne bougera…
    Que me conseillez-vous ?

    1. Je pense que la pre­mière chose à faire est d’ap­pro­cher, vous et l’au­teur, l’é­di­teur de départ, et de cer­ner pré­ci­sé­ment les condi­tions d’une ces­sion de droits. ensuite, l’é­di­teur de départ vous don­nera peut-être le feu vert pour démar­cher en son nom des édi­teurs dans la langue d’ar­ri­vée. Attention en tout cas à ne pas enga­ger qui que ce soit sans avoir son accord…

      1. Elizabeth Lefer says:

        Bonjour et merci beau­coup pour ce conseil ! Le pro­blème main­te­nant est que l’au­teur ne répond pas à mon der­nier mèl, où je lui deman­dais le nom de son contact chez son édi­teur (alors qu’il avait répondu très rapi­de­ment et posi­ti­ve­ment lorsque je lui avais parlé de mon pro­jet). Pensez-vous que je peux faire des recherches et démar­cher l’é­di­teur sans l’au­teur ? En l’ayant informé en amont bien sûr.
        Bien cordialement

        1. Hum hum. Il se passe quelque chose entre l’au­teur et l’é­di­teur. A moins que ce soit un gros men­songe baveux et que l’au­teur n’ait en fait aucun contact… L’adresse mise en copie était-elle nominative ?
          Ou bien votre auteur est sim­ple­ment parti au ski et va réap­pa­raître dans deux semaines ?
          Essayez vrai­ment d’en savoir plus avant faire un mou­ve­ment irréversible.

  21. LALLEMAND says:

    Bonjour,

    Je tra­vaille depuis juin à mon pre­mier manus­crit en fran­çais, le pre­mier d’une série j’espère. 

    J’estime mon niveau en anglais pas si nul que cela et j’en­vi­sage de tra­duire moi-même mon roman dans cette langue, pour le sou­mettre à des mai­sons étran­gères en plus de celles en France. 

    Mais avant de me lan­cer dans cette aven­ture, je pèse encore le pour et le contre et aurai besoin de votre lanterne. 

    Vous remer­ciant par avance.

      1. LALLEMAND says:

        Serait-il inté­res­sant pour moi de tra­duire moi-même mon roman afin de le pro­po­ser à une mai­son anglophone ?

          1. LALLEMAND says:

            Essentiellement lorsque l’on fait appel à quelqu’un.
            Moi je parle de l’é­crire moi-même.
            L’exercice est com­plexe mais sans doute intéressant.

          2. Les objec­tions côté édi­teur seront les mêmes : votre tra­duc­tion est-elle de qua­lité ? Et s’il a sa propre écu­rie de traducteurs ?
            Je pense que pour pro­po­ser le pro­jet, vous n’êtes pas obli­gée de faire toute la tra­duc­tion. Un bon dos­sier sera suf­fi­sant, et per­met­tra même de pas­ser plus d’ar­gu­ments qu’une tra­duc­tion seule…

  22. sisen says:

    bon­soir à tous,
    j’ai essayé de contac­ter un agent lit­té­raire à New York, seule­ment j’ai appris que lui aussi n’ac­cep­tait que des écrits « sol­li­ci­tés » ! seule­ment je ne sais pas par qui ça doit être sol­li­cité vu que c’est lui qui doit sol­li­ci­ter des écrits pour les mai­son d’é­di­tion ! pou­vez-vous m’é­clai­rer ? je vous remer­cie et très bonne soirée !

    1. Sollicités par lui, j’i­ma­gine. L’idée est plu­tôt que c’est lui qui observe le « mar­ché » des auteurs et qui contacte ceux qui ont du poten­tiel… Le mieux est de lui deman­der la pré­ci­sion, je pense. N’hésitez pas à la copier ici, cela inté­resse tous mes lecteurs.

      1. sisen says:

        leur réponse m’a un peu sur­pris mais le fait qu’un agent ne veut pas de maté­riel qui ne soit pas « sol­li­cité » veut dire qu’il accepte quelques pre­mières pages du manus­crit et pas le manus­crit entier ! je trouve cette réponse un peu illo­gique étant donné que c’est la pro­cé­dure « clas­sique » d’un envoi de manus­crit (parce qu’on envoie pas un manus­crit en entier pour com­men­cer mais juste le com­men­ce­ment) mais c’est ce qu’ils ont répondu.
        bonne soi­rée et à bientôt.

        1. D’accord, je com­prends mieux : il accepte bien sûr les pro­po­si­tions « sau­vages », mais ne veut pas voir sa boîte mail/boîte à lettres explo­ser ; il demande donc quelques pages comme avant-goût du texte com­plet ; s’il est inté­ressé, il réclame alors le manus­crit complet.
          Il faut savoir que cela se pra­tique de plus en plus, notam­ment côté édi­teurs (eux réclament plu­tôt un synop­sis). C’est plu­tôt une bonne chose, selon moi : cela oblige les auteurs à apprendre à par­ler de leur texte, à se pré­sen­ter eux-mêmes, à choi­sir des extraits… bref, à se professionnaliser.

  23. Chendjou Herman says:

    Salut à tous
    j’ai­me­rais savoir si c’est per­mit de tra­duire le livre de quel­qu’un autre. Si oui com­ment m’y prendre ? qu’est ce que je dois faire pour ne pas avoir des pro­blèmes juridique ? 

    Merci

    1. Votre ques­tion est encore un peu vague. Je vous invite à navi­guer dans les com­men­taires de l’ar­ticle, nom­breux et pas­sion­nants, pour véri­fier si votre réponse n’y est pas déjà.

  24. Reilly says:

    Bonjour, je me per­mets de vous lais­ser ce com­men­taire car j’au­rais une petite ques­tion au sujet de la tra­duc­tion de romans. Imaginons, un auteur fran­çais qui est en contrat avec une mai­son d’é­di­tion fran­çaise. Et qu’une mai­son d’é­di­tion amé­ri­caine est inté­resse pour édi­ter le roman de cet auteur en anglais. Si j’ai bien com­pris, il y a un contrat entre l’au­teur et sa mai­son d’é­di­tion pour la vente de ses droits, entre les deux mai­sons d’é­di­tions, et entre l’é­di­teur d’ar­rivé et le tra­duc­tion. Mais en terme de rému­né­ra­tion, j’ai­me­rais savoir qui touche des droits ? Le tra­duc­teur va tou­cher une part puisque c’est son tra­vail, mais l’au­teur ini­tial du roman, tou­chera-t-il quelque chose des ventes à l’étranger ?

    1. Bien sûr ! C’est là tout l’in­té­rêt d’être publié à l’étranger !
      Je rap­pelle qu’un tra­duc­teur ne touche pas vrai­ment de droits. Il est plu­tôt rému­néré sur fac­ture, à la remise de son tra­vail. Il est rare­ment inté­ressé aux ventes du livre.

      1. Reilly says:

        Ah d’ac­cord ! Parce que j’ai fait des recherches à ce sujet et il me sem­blait avoir vu que le tra­duc­teur tou­chait des sortes de droits. J’ai du mal com­prendre, il y a énor­mé­ment de choses spé­ci­fiques ! De ce fait, le tra­duc­teur touche-t-il plus selon les ventes du roman ou y a‑t-il qu’une seule rému­né­ra­tion pour le tra­vail final ?
        En tout cas, merci pour votre réponse et pour votre article, il m’a beau­coup aidé !

          1. Antoine R. says:

            Bonjour Nicolas,
            Vous avez rai­son, la majo­rité des tra­duc­teurs anglo-saxons ne touchent pas de droits d’au­teurs, mais je me per­mets cette pré­ci­sion concer­nant la rému­né­ra­tion des tra­duc­teurs en France.

            Là où les tra­duc­teurs dits « tech­niques » ont un sta­tut d’en­tre­pre­neurs et sont payés en tant que pres­ta­taires de ser­vice, les tra­duc­teurs lit­té­raires ont en France le sta­tut d’au­teurs, et sont donc rému­né­rés, en tant que tels, en droits d’auteurs.
            Ils per­çoivent ce qu’on appelle un « à‑valoir » sur leurs droits d’au­teurs, qui s’é­lève (idéa­le­ment et d’a­près les recom­man­da­tions de l’ATLF pour l’an­glais) à 21 euros par feuillet, soit 25 lignes de 60 signes, espaces compris.
            Par contrat, le tra­duc­teur touche géné­ra­le­ment entre 2% et 5% du prix de vente d’un livre en droits d’au­teur. Dans le cas (raris­sime) où les ventes du livre rap­portent une somme dont 5% (ou 2%, ou 3%, ça dépend) dépassent la somme per­çue par le tra­duc­teur en tant qu’à-valoir avant la sor­tie du livre, la mai­son d’é­di­tion est tenue de « rendre des comptes » au tra­duc­teur chaque année et de lui ver­ser l’excédent.

            Par exemple, Jean-François Ménard touche chaque année des droits d’au­teur pour sa tra­duc­tion de Harry Potter, dont les ventes ont depuis belle lurette dépassé son à‑valoir !
            Mais ce sont des choses qu’on voit assez peu arri­ver dans la profession.

  25. valerie says:

    bon­jour, n’ayant aucune connais­sance en lit­té­ra­ture ou en écri­ture, mais juste une petite ques­tion, qui peut être bête je ne sais pas. Est il pos­sible d’é­crire un livre tiré d’une série amé­ri­caine. Il n’y a pas eu de tra­duc­tion lit­té­raire en fran­çais. Je m’i­ma­gi­nais pou­voir écrire peut être pas mot à mot, mais presque. Est ce fai­sable et auto­ri­sée ? Merci d’avance

    1. La ques­tion est assez vague : vous pou­vez écrire tout ce que vous vou­lez, mais le faire accep­ter par un édi­teur… S’il n’a pas l’ac­cord des pro­prié­taires des droits de la série, jamais il ne publiera un tel texte. Et si vous ne vou­lez pas de pro­cès, je ne vous conseille pas de publier le texte « sau­va­ge­ment » sur Internet.
      Pourquoi ? Pour des ques­tions de res­pect du droit moral, mais aussi du droit des marques. Je vous invite à vous rap­pro­cher d’un avo­cat spé­cia­lisé du droit de la pro­priété intel­lec­tuelle. Je n’ai pas le droit de don­ner des conseils dans le domaine.
      Pour éclair­cir un peu ces ques­tions, vous pou­vez lire mon autre article (qui a été approuvé par un avo­cat) : https://ecriture-livres.fr/comment-publier/contrat-d-edition/

  26. valerie says:

    merci pour votre réponse, de toute façon j’en avais parlé autour de moi, et on m’a répondu, quel était l’in­té­rêt d’é­crire un livre en fran­çais tiré d’une série, en réécri­vant le tout, autant regar­der la série, bon c’est pas grave et sur­tout cela à l’air com­pli­qué à faire. merci

  27. sisen says:

    Bonjour Nicolas,
    je vou­lais vous deman­der ce que vous pen­sez de Wattpad (le Youtube des écri­vains), y a‑t-il un risque à publier ses écrits sur cette pla­te­forme et sur face­book ? atteindre des mil­lions de vues signi­fie-t-il for­cé­ment qu’une mai­son d’é­di­tion va s’intéresser à vous ? je vous remer­cie et bonne soirée…

    1. Je réponds ici, parce que j’y publie depuis 1 an envi­ron, en plus de l’é­di­tion, et pour moi c’est un réseau qui ne consti­tue en aucun cas un frein pour être publié der­rière chez édi­teur, mais qui ne consti­tue pas non plus un trem­plin magique pour autant. Je pense vrai­ment qu’il faut y publier d’a­bord parce qu’on en a envie, qu’on appré­cie ce type de publi­ca­tion, qu’on a plai­sir à échan­ger avec ses lec­teurs, etc. C’est comme n’im­porte quel autre réseau : si on n’y va pas par plaisir/avec l’en­vie de s’y inves­tir et d’é­chan­ger, ça ne sert à rien d’y aller.
      Après, concer­nant la popu­la­tion là-bas, elle reste majo­ri­tai­re­ment jeune, donc les his­toires adres­sées à un public plus mature/développant des thèmes tou­chant plus des per­sonnes un peu plus âgées y sont for­cé­ment moins popu­laires que les his­toires pour public de 15/25 ans, il faut le savoir. Ceci-dit, d’ex­pé­rience, on peut quand même y trou­ver son lectorat.
      Concernant les édi­teurs, enfin, peut-être cer­tains sont-ils encore fri­leux par rap­port aux textes déjà publiés sur le net (je vois par­fois des édi­teurs deman­der des « inédits jamais publiés même sur inter­net »), mais ça reste rare et je pense très très fort que ce sont des espèces en voie de dis­pa­ri­tion qui ne tar­de­ront pas à se rendre compte que la publi­ca­tion gra­tuite ne consti­tue pas un concur­rent pour eux mais plu­tôt un par­te­naire (et s’ils ne com­prennent pas, il faut le leur expliquer).
      Bref, comme le disait un jour Katsuni (je l’ai vu dire ça dans une ITW et j’ai trouvé ça très per­ti­nent et le paral­lèle me revient sou­vent) : « il ne faut pas faire du porno dans l’es­poir de per­cer en tant que chan­teuse » => ça veut aussi dire qu’il ne faut pas publier sur Wattpad dans l’es­poir d’être repéré par un édi­teur. Si on veut publier chez un édi­teur, on le contacte. Sinon, Wattpad c’est un réseau sympa pour peu qu’on ait envie de s’y investir. 🙂

      1. Merci pour ce point de vue. Cela m’a l’air frappé au coin du bon sens ! J’étais prêt à balan­cer sur Wattpad mon essai de phé­no­mé­no­lo­gie onto­lo­gique de la rai­son pra­tique, mais je vais encore le gar­der sous le coude…

  28. Gautier says:

    Bonjour et bonne année.
    J’écris et j’é­dite des romans mari­times que je vends sous un sta­tut d’au­toen­tre­pre­neur (bic). Un ami anglais navi­ga­teur et auteur édité au Royaume Uni s’est lancé spon­ta­né­ment avec mon accord dans la tra­duc­tion de mes livres. Je ne le rému­nère pas, il fait cela pour le plai­sir entre deux navi­ga­tions il a com­mencé à m’en­voyer son tra­vail et il cher­chera un édi­teur anglais s’il arrive au bout. Sera-t-il pos­sible alors de conser­ver tous mes droits d’au­teur et d’é­di­teur pour la langue française ?

    1. Merci, et tous mes voeux à vous aussi.
      C’est un cas assez inha­bi­tuel : vous vou­lez dire qu’un édi­teur anglais pour­rait ache­ter les droits en anglais, alors même que le livre n’existe pas en fran­çais en France ?
      Tout ceci est à négo­cier pour le contrat, mais je ne vois pas trop l’in­té­rêt qu’il pour­rait avoir à recher­cher les droits en français.

      Cela dit, lisez de plus près mon article : les édi­teurs n’aiment pas que les cir­cons­tances leur imposent un tra­duc­teur. Votre ami devrait peut-être sus­pendre sa tra­duc­tion et com­men­cer à cher­cher l’é­di­teur, plu­tôt que pour­suivre un tra­vail qui ne trou­vera peut-être jamais preneur.

  29. Gautier says:

    Mes livres existent, j’ai créé une mai­son d’é­di­tion PEN-GAN, avec ISBN etc. je les mets chez quelques libraires pas trop loin de chez moi ou je les vends direc­te­ment en toute léga­lité. J’écris essen­tiel­le­ment des romans his­to­riques mari­times illus­trés par des cro­quis, cartes et illus­tra­tions que je des­sine ou peins moi-même, ce genre inté­resse un nombre limi­tés d’a­ma­teurs mes tirages sont donc limi­tés mais je suis entiè­re­ment libre dans ma créa­tion et un édi­teur m’im­po­se­rait cer­tai­ne­ment des contraintes qui ne me convien­draient pas. Mon ami fait par­tie de mes fidèles lec­teurs il écrit les récits de ses navi­ga­tions en soli­taire et il a un édi­teur. Il s’est mis à relire mon pre­mier livre et s’est dit que tant qu’à faire autant le tra­duire. Ni lui ni moi ne sommes cer­tains que cela débou­chera sur quelque chose ma ques­tion était sim­ple­ment de savoir si, en cas d’a­bou­tis­se­ment, je pour­rais conti­nuer à vendre libre­ment mes livres en fran­çais. Je pense que oui et la ques­tion n’est pas urgente. Je suis moi-même plaisancier.

    1. D’accord, merci pour ces pré­ci­sions. Ce que je disais reste valide : un édi­teur de pays d’ar­ri­vée n’a aucun inté­rêt à vous pri­ver de la vente dans le pays d’o­ri­gine ; en tout état de cause, ceci doit être abordé puis figu­rer au contrat.

    2. Bonjour Nicolas et Gautier. Un grand merci à Nicolas pour cet article riche en échange d’in­for­ma­tions. Gautier, quelles démarches avez-vous faites pour créer votre mai­son d’é­di­tion ? Je suis tra­duc­teur pro­fes­sion­nel et envi­sage d’a­jou­ter d’autres cordes à mon arc ;-). Merci pour votre réponse

  30. Gautier says:

    Pardon pour ma faute de frappe que je vois à l’ins­tant en reve­nant sur votre forum. En ce qui concerne mon ami anglais j’ai oublié de pré­ci­ser que ses récits de navi­ga­tion sont édi­tés en anglais et on été tra­duits par un édi­teur fran­çais et qu’il a lui-même été sol­li­cité pour tra­duire en anglais un ouvrage fran­çais sur les vagues scé­lé­rates. Votre réponse me sera utile en tout cas et je vous remer­cie pour votre atten­tion pré­cieuse et votre franche simplicité.

  31. Ondina Bratovic says:

    Bonjour. Suite à une pro­po­si­tion pour la tra­duc­tion d’un livre , du Serbe en Français , n’é­tant pas tra­duc­trice pro­fes­sion­nelle , j’ai demandé à l’au­teur de m’en­voyer une auto­ri­sa­tion écrite pour la tra­duc­tion et la pro­po­si­tion de l’oeuvre aux mai­sons d’é­di­tion. L’auteur (c’est une femme, elle vit en Serbie) me demande de lui adres­ser un exemple de contrat type que je n’ai pas étant novice dans ce domaine.…j’ai voulu me ren­sei­gner au près de l’ATLF , sans suc­cès. Pouvez-vous me gui­der com­ment pro­cé­der ? J’ai déjà com­men­cée à tra­vailler sur la tra­duc­tion c’est très pre­nant mais pas­sion­nant et j’ai­me­rais pou­voir aller jus­qu’au bout de cette aven­ture. Merci d’a­vance. Cordialement

    1. Que vou­lez-vous dire exac­te­ment par « sans succès » ?
      Je ne com­prends pas bien ce qu’un contrat, ici, est censé enca­drer. Peut-être devriez-vous pré­ci­ser (ou faire pré­ci­ser par l’au­teur) ce qu’elle vou­drait tant mettre dans un contrat ?

  32. AHB says:

    bon­jour Nicolas,
    je vou­lais vous deman­der si on pou­vait envoyer un même manus­crit à plu­sieurs mai­sons d’é­di­tion qui sont dans le même groupe.
    par exemple cherche-midi et first édi­tions pour le groupe Editis.
    je vous remercie.

    1. Cela dépend un peu des liens entre les dif­fé­rentes mai­sons. Je pense que mis à part le jour où le comp­table dis­cute des filiales avec le grand patron, chaque mai­son d’é­di­tion vit sa vie…

  33. Bonjour Mr,
    un pro­duc­teur Américain me demande de lui four­nir mon roman Français en Anglais. Existe t’il une aide ? je me suis ren­sei­gné et le cout n’est pas des moindres, comme vous le savez l’écrivain prend sur lui une grosse par­tie du tra­vail et des frais. 

    Pouvez vous m’ai­der et me dire :

    . Quel est le bon che­min pour faire tra­duire dans les normes FRANCO/AMÉRICAINE (asso­cia­tion, vali­da­tion, règles et normes…).
    . Avez vous des adresses ou des pistes de tra­duc­teurs (de l’é­tu­diant pour un pre­mier jet à amé­lio­rer au vrai pro­fes­sion­nel du milieu).
    .Avez vous une idée du tarif à appli­quer en vigueur ?

    Merci bcp
    Christophe

  34. cecilia says:

    Bonjour, Je voyage beau­coup pour amé­lio­rer mon anglais. Je vou­drais écrire un roman dans cette langue. J’en suis encore loin mais je com­mence à me deman­der si il est pos­sible de faire les démarches pour l’é­di­ter dans un pays comme l’Australie (car je suis ici main­te­nant), NZ ou bien Londres etc en étant Française et ne pos­sé­dant pas le sta­tut de résident permanent ?

    1. La natio­na­lité n’a rien à voir avec le « droit » d’é­di­ter ou non, et heureusement.

      Cela dit, avant de vous sou­cier de l’é­di­teur, consa­crez-vous déjà au moins par­tiel­le­ment au cha­pitre « rédac­tion » de votre pro­jet, non ?

  35. Sophonisba says:

    Bonjour
    Je suis l’au­teur d’un essai his­to­rique publié sous contrat d’é­di­tion. Mon édi­teur ‚sachant que je suis bilingue, m’a pro­posé de le tra­duire en ita­lien. (Comme il s’a­git d’un épi­sode de l’his­toire romaine nous avons des rai­sons de pen­ser que cela pour­rait inté­res­ser un lec­to­rat ita­lien, même res­treint). Il m’a dit que je pour­rais le publier soit chez lui, soit chez un édi­teur italien .
    J’ai fait la tra­duc­tion. Je la ferai relire par un cor­rec­teur professionnel .
    Pour diverses rai­sons je ne sou­haite pas faire publier ma tra­duc­tion chez l’é­di­teur de l’ou­vrage français.
    Quelle est la marche à suivre main­te­nant ? Puis-je choi­sir moi-même mon édi­teur ita­lien ? Puis-je démar­cher moi-même auprès de lui ? Â quel moment pré­ci­sé­ment dois-je faire inter­ve­nir mon édi­teur français ?
    Merci pour ce blog !

    1. Le point-clé est de véri­fier ce que votre contrat sti­pule en termes de vente de droits. Si l’é­di­teur s’est gardé le contrôle là-des­sus, vous n’a­vez pas trop d’op­tions. En revanche, si le contrat ne traite pas de ce point, une bonne expli­ca­tion avec votre édi­teur s’im­pose, non ? Tôt ou tard, apprendre que vous publiez en ita­lien chez un autre édi­teur lui arri­vera à la figure. Autant le faire élé­gam­ment, sans le lui cacher, et en lui dérou­lant vos argu­ments ; peut-être qu’il pour­rait même vous pro­po­ser des solu­tions, s’il tient très fort à cette publication…

      1. Martine Dal Zotto says:

        Merci pour votre réponse .
        En fait aujourd’­hui le pro­blème se pose en d’autres termes : dix-huit mois après la paru­tion du livre (en fran­çais), l’é­di­teur ne m’a­vait tou­jours pas payé mes droits d’au­teur ni donné la moindre nou­velle des ventes.
        Il y a trois semaines je l’ai donc relancé, cour­toi­se­ment je pense . J’ai eu l’im­pres­sion pour­tant qu’il était froissé mais par retour du cour­rier il m’a envoyé un chèque de .. 70 euros, cor­res­pon­dant à 37 exem­plaires ven­dus (pour 2018 : le livre a paru le 16 mars 2018). Or, le jour de la pré­sen­ta­tion offi­cielle du livre (avril 2018 donc), il m’a annoncé que 40 exem­plaires venaient d’être ven­dus, au cours de la petite récep­tion qui avait eu lieu dans les locaux de la mai­son d’édition.
        Je suis assez décou­ra­gée car il n’a pas fait l’ombre d’une publi­cité, contrai­re­ment à ce qui était sti­pulé dans le contrat. Il a opté, sans m’en aver­tir, pour une impres­sion « à la demande », et s’est contenté de mettre le livre en vente sur Amazon, contrai­re­ment tou­jours au contrat.
        Il refuse de le mettre en librai­rie, de par­ti­ci­per à des salons ou des séances de dédi­caces etc.
        Du coup je n’ai pas donné suite à ma tra­duc­tion ita­lienne (qui est tout à fait prête pourtant).
        J’avais l’in­ten­tion de le remer­cier pour le chèque et de lui sug­gé­rer de faire un peu de publi­cité, tout en lui fai­sant part de mon éton­ne­ment et de mon déplai­sir face au peu d’exem­plaires ven­dus. Avec diplo­ma­tie, car le per­son­nage est ombra­geux. Est-ce une bonne idée ? Auriez-vous une autre suggestion ?
        Peut-être vau­drait-il mieux que je me charge moi-même de la pro­mo­tion, mais je ne sais com­ment m’y prendre. Et puis ‚n’est ‑ce pas trop tard ?
        Merci d’avance .

        1. Effectivement, ce sont de toutes petites ventes et un tout petit dispositif.
          Vous pou­vez pro­po­ser d’é­pau­ler l’é­di­teur, il a peut-être quelques actions en tête qu’il n’a pas le temps de conduire. Comme vous le pres­sen­tez, tout cela vient un peu tard après la sortie.
          Concernant le cal­cul des droits, il n’est pas faux a priori : je rap­pelle que les droits sont cal­cu­lés d’a­près l’é­tat des ventes nettes à un moment pré­cis. Si des exem­plaires ont été retour­nés par les points de vente, ils sont déduits des ventes brutes.
          Enfin, si vous consta­tez un man­que­ment aussi fla­grant que celui de faire de l’im­pres­sion à la demande au lieu d’un tirage mini­mum, c’est peut-être une rai­son suf­fi­sante pour rompre le contrat, et essayer de don­ner une seconde chance au livre, ailleurs.

  36. Cédric says:

    Bonjour,

    J’ai pour pro­jet de créer une mai­son d’é­di­tion, afin de publier entre autres choses des tra­duc­tions inédites en français.
    J’aimerais avoir des détails concer­nant l’a­chat de droits de tra­duc­tion, si possible.
    Est-ce que c’est une somme que l’on règle d’emblée à l’é­di­teur de départ ? Ou un pour­cen­tage sur les futures ventes ? Ou ça dépend ?
    Ce sont des auteurs connus, mais des ouvrages pour les­quels les ventes ne seront pas for­cé­ment fara­mi­neuses … (il s’a­git de poésie)
    Et pour ce qui est d’u­ti­li­ser des illus­tra­tions pour des cou­ver­tures, obtient-on uni­que­ment une auto­ri­sa­tion en géné­ral, ou faut-il éga­le­ment pas­ser à la caisse ?
    Des réponses à ces ques­tions pour­raient m’ai­der à ima­gi­ner la via­bi­lité du pro­jet, à négo­cier, his­toire d’a­voir un ordre d’i­dée des tarifs pra­ti­qués habi­tuel­le­ment. Combien pour les droits de tra­duc­tion pour un livre de poé­sie, si c’est une somme et pas un pourcentage ? 

    Merci.

    1. Pour les droits de tra­duc­tion, un tra­duc­teur a publié un com­men­taire sur le fil qui donne des pré­ci­sions. A ma connais­sance, il y a une somme for­fai­taire d’a­chats de droits (qui se négo­cie en fonc­tion du tirage prévu, des limites des droits annexes etc).

      Pour les illus­tra­tions, une image = 1 fac­ture, en effet. Mais ce petit monde fonc­tionne aussi sur les petits gestes gra­cieux. Il faut savoir ne pas trop en deman­der, savoir remer­cier publi­que­ment et ne pas outre­pas­ser une auto­ri­sa­tion. La RMN est intrai­table, je pense, mais les archives locales, les pho­to­graphes par­ti­cu­liers peuvent faire des gestes sympathiques.

  37. FANNY VELTEN says:

    Bonjour,

    Je sou­hai­te­rais écrire un livre dans le domaine cultu­rel sur une danse spé­ci­fique pour être plus pré­cise. Je pré­cise que je suis à peu près cer­taine du suc­cès car il s’a­git d’un phé­no­mène mon­dial. Il existe déjà d’autres livre sur le sujet mais le mien com­por­tera une voire des originalités..Lorsque je fais des recherches sur le net, je suis un peu per­due… Envoyer mon ouvrage à des édi­teurs cultu­rels ou choi­sir l’auto-édi­tion voire l’auto publi­ca­tion..? Aussi, je sou­hai­te­rais le faire tra­duire en anglais. J’ai un ami fran­co­phone amé­ri­cain qui maî­trise les deux langues (fran­çais, anglais) qui pour­rait s’en char­ger. J’ai bien com­pris que cela n’é­tait pas recom­mandé mais je suis cer­taine du res­pect de la fidé­lité de mes écrits et je pour­rais m’ar­ran­ger en amont avec lui sur la par­tie finan­cière.. Pouvez- vous m’é­clai­rer dans ma démarche ?Je vous remer­cie bien par avance.

  38. Bonjour,
    Je vous remer­cie pour votre réponse et mes­sage. Puis je encore vous deman­der ce que vous me conseillez pour l’é­di­tion (mai­son d’é­di­tion tra­di­tion­nelle, auto édi­tion ou auto publi­ca­tion..?). Je vous remer­cie beau­coup pour votre réponse. Bien Cordialement.

  39. marcela fernanda says:

    Bonjour,

    un livre, que ers lequel je vais depuis des années, qui est un « go to » en matières de poli­tiques cultu­relles, est qui serait essen­tiel à cette lit­té­ra­ture en fran­çais : pro­blème il n’est pas traduit.
    Puis-je contac­ter les mai­sons d’é­di­tion qui me semblent per­ti­nentes avec un argu­men­taire pour en défendre la tra­duc­tion (même si je com­prends bien que je ne serai pas néces­sai­re­ment choi­sie pour m’en char­ger in fine) ? ou
    Dois-je me mettre en rela­tion d’a­bord avec la mai­son d’é­di­tion d’origine ?
    Merci beau­coup pour votre réponse !

    1. Comme le coeur de ma démons­tra­tion est « la mai­son ache­teuse des droits est la prin­ci­pale déci­sion­naire », je dirais qu’il faut com­men­cer par trou­ver cette mai­son ache­teuse, la convaincre de publier puis vous posi­tion­ner comme traductrice.

  40. Flavien Phanzu says:

    Bonjour,
    Je vou­lais être pré­cis dans mes questions :
    1) Si je me fais publier dans une mai­son d’é­di­tion fran­çaise et qu’il ne remu­nere 10%/livre. Si mon livre est publié dans d’autres langues et dans d’autres mai­sons d’é­di­tion, gar­de­rais tou­jours le même droit sur leur vente ?
    2) Si je me fais publier en fran­çais puisque c’est ça ma langue, mais que je pense que mon livre inté­res­sera beau­coup plus le public anglo­phone, com­ment le faire com­prendre à mon éditeur ?
    3) Si je me fais publier dans une mai­son d’édition fran­çaise, à qui revient la res­pon­sa­bi­lité de publier mon livre dans une autre langue ?
    4) Si ma mai­son d’édition ne publie pas la ver­sion élec­tro­nique et que le public (les étu­diants) en demande, n’ai je pas non plus le droit de le faire ?
    Merci beau­coup pour ce forum.

    1. 1) Lorsque vous signez un contrat pour une autre exploi­ta­tion de votre oeuvre, dans une autre langue par exemple ou dans un autre pays, vous négo­ciez les nou­veaux droits à ce moment-là.
      2) Il faut véri­fier avant de signer que l’é­di­teur a l’en­vie et la force de tra­vail pour cher­cher, habi­tuel­le­ment, à vendre son cata­logue à l’étranger.
      3) Ce n’est pas une ques­tion de res­pon­sa­bi­lité. Par contrat (à compte d’é­di­teur), vous cédez à votre édi­teur le droit d’ex­ploi­ter l’oeuvre. Le contrat d’é­di­tion inclut sou­vent la vente des droits de publi­ca­tion à l’é­tran­ger, car si l’é­di­teur est cou­tu­mier de la chose, c’est un com­plé­ment de reve­nus appré­ciable pour lui. Vendre les droits d’un livre lui per­met par­fois de « ren­ta­bi­li­ser » un contrat.
      4) A négo­cier avec votre édi­teur. S’il ne publie pas de livre numé­rique, c’est peut-être parce qu’il s’es­time trop exposé au piratage.

  41. Flavien Phanzu says:

    Bonjour,

    Je suis très satis­fait de toutes vos réponses. Les mai­sons d’é­di­tions, mêmes s’ils vous disent « envoyer votre ques­tion », elles ne répondent pas, semant ainsi les doutes auprès de ce qui veulent leurs envoyer leurs manuscrits.

  42. Lopez says:

    Bonjour,

    Je vous remer­cie pour votre article et le soin que vous pre­nais à four­nir des réponses rapides et hon­nêtes aux per­sonnes qui laissent des commentaires.

    Mes ques­tions reprennent cer­tains élé­ments des ques­tions d’autres com­men­ta­teurs mais en ajoutent de nou­veaux détails.

    J’ai actuel­le­ment ter­miné mon livre sur la libé­ra­tion des animaux.
    Etant donné que ma volonté est vrai­ment de pou­voir per­mettre à la majo­rité des gens du monde de pou­voir lire ce livre, du moins qu’il y ai au mini­mum un tra­duc­tion anglaise et espa­gnole, plu­sieurs ques­tions me tarodent.

    Je dis­pose déjà des trois ver­sions (je suis bilingue fran­çais-espa­gnole et une ami est amé­ri­caine et vis en France depuis des années m’a aidé pour la tra­duc­tion en anglais).

    Je connais un petite et nou­velle mai­son d’é­di­tion aux Etats-Unis qui a pour avan­tage de ce cen­trer exclu­si­ve­ment sur le véga­nisme et le droit des ani­maux (ils s’ap­pellent « Vegan Publishers » pour info). Travailler avec eux serait à la fois un hon­neur mais aussi une faci­lité logique. Mais je crois qu’il s n’ont pas des moyens finan­ciers énorme, du au fait qu’ils sont rela­ti­ve­ment nou­veaux sur le mar­ché. Les ques­tions que je me pose sont les suivante :

    1- Une petite mai­son d’é­di­tion peut-elle ne pas avoir les moyens d’a­che­ter les droits de vente à un poten­tiel édi­teur de départ plus fortuné ?

    2 – Pouvez vous me don­ner des exemples de prix ou des four­chettes gros­sière sur le mon­tant qu’un édi­teur d’ar­ri­vée doit débour­ser juste pour ache­ter les droits de publier le livre dans sa langue et sur son territoire ?

    3 – Bien que vous sem­blez être contre, vu qu’il y a un risque poten­tiel que mon poten­tiel édi­teur de départ fran­çais ne sou­haite pas enta­mer des démarches pour que le livre existe en d’autres ver­sions, n’est ce pas jouer la carte de la sécu­rité que de d’a­bord don­ner mon livre en anglais à la mai­son d’é­di­tion amé­ri­caine pour qu’en­suite, ce soit eux qui entament les pro­cé­dures pour les publi­ca­tions Française, Espagnole et autres langues (ils seront je pense inté­ressé pour que le livre existent en d’autre langues), et par la même occa­sion, empochent le mon­tant de droit de ces­sions que les édi­teurs d’ar­ri­vées leur verseront ? 

    4 – Si j’ai bien com­pris, un édi­teur de départ est tou­jours « gagnant » par rap­port aux autres édi­teurs d’ar­ri­vée (en dehors des para­mètres du C.A. dû à la vente du livre dans leur langue) car il empoche le « pac­tole » du mon­tant des droits de ces­sion des dif­fé­rentes édi­teurs d’ar­ri­vée qui vou­dront bien publier le livre dans leur langues ?

    Pour tout vous dire, vous l’au­rez sans doute com­pris, ma crainte est de me retrou­ver « pris au piège », « coincé » et « blo­qué » avec un édi­teur fran­çais qui ne per­met­tra jamais à mon livre de pas­ser les fron­tières nom­bri­listes et « rikiki » de la petite langue de Molière sur le plan inter­na­tio­nal (ou qui le per­met­tra mais après des années et des années) Peur d’a­voir fait le mau­vais choix de départ en don­nant mon livre à un édi­teur Francais alors qu’un édi­teur amé­ri­cain qui est animé pré­ci­sé­ment par la même phi­lo­so­phie que le sujet de mon livre pour­rait sans doute le faire voyager.

    Je vous remer­cie énor­mé­ment de vos réponse et attends avec impa­tience votre retour de spécialiste.

    Bien à vous,
    Jérémie Lopez.
    (lopez.jeremie@hotmail.fr)

    1. Difficile de vous répondre en détail…
      1. Ce coût peut en effet être rédhi­bi­toire pour une petite mai­son. En contre­par­tie, elle béné­fi­ciera déjà de la visi­bi­lité du livre à l’é­tran­ger et pourra s’en ser­vir comme argument.
      2. Aucune idée, ce sont des infos bien gar­dées… C’est à l’é­di­teur inté­ressé de deman­der un prix.
      3. Vérifiez votre contrat. Il n’y a pas de rai­son que l’é­di­teur de départ n’ait pas gardé la pos­si­bi­lité de vendre les droits à l’étranger.
      4. C’est cela. Mais votre façon de le dire est fal­la­cieuse : c’est l’é­di­teur de départ qui prend le risque de faire exis­ter l’œuvre le pre­mier. La vente de droits à l’é­tran­ger, comme la vente de droits d’a­dap­ta­tion, de droits déri­vés etc, est une com­pen­sa­tion pour le risque, et qui arrive tout de même bien rarement…
      Mais pour finir sur une note posi­tive, si votre sujet a du poten­tiel, je ne pense pas que l’é­di­teur de départ se fera prier pour enta­mer des démarches de ventes de droits.

  43. Aurora says:

    Bonjour,

    J’ai eu le plai­sir de lire votre article aujourd’­hui en cher­chant des infor­ma­tions sur le net.

    En effet, ça fait des mois que j’es­saye de trou­ver des infor­ma­tions sur la tra­duc­tion d’une langue étran­gère en fran­çais. Ma mère a publié des livres dans son pays natale L’Albanie, poé­sie, romain, nou­velles, et elle vou­drait publier un ou plu­sieurs en langue fran­çaise. Comment trou­ver une mai­son d’é­di­tion qui a le « ser­vice » de tra­duc­tion et qui pour­rait être inté­ressé par les livres de ma mère ? 

    A noter, que on Albanie, les règles ne sont pas si stricte, les mai­son d’é­di­tions, existent que par le nom, pas de contrat et les auteur prennent toute en charge. Alors il n’y aura pas de pro­blème de ce côté.

    En vous remer­ciant de votre aide.

    Bien à vous

    Aurora

  44. AHB says:

    Bonjour Nicolas et Bonjour à tous.
    je vou­lais vous demander :

    1- une fois que l’au­teur ait achevé d’é­crire le livre et qu’il ait été accepté par un édi­teur, est ce que l’au­teur a « quelque chose à faire » (par exemple coté pro­mo­tion) – je suis novice en la matière.

    2- un auteur peut-il être ano­nyme et uti­li­ser un nom d’emprunt (notam­ment pour évi­ter que son entou­rage ne sache qu’il a été publié), est ce que toutes les mai­sons d’é­di­tion acceptent ça ?

    je vous remercie.

    1. L’éditeur pré­fé­rera tou­jours un auteur qui s’im­plique pour la pro­mo­tion de son livre. De nos jours, avec les réseaux sociaux, les pages perso… la figure de l’au­teur déta­ché des aspects « sociaux », est de moins en moins crédible…

      Pour ce qui est du pseu­do­nyme, il fau­drait le confir­mer auprès d’un juriste, mais il me semble que c’est votre droit. Vous pou­vez tou­jours en dis­cu­ter avant la signa­ture du contrat.

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