Ce que vous allez apprendre dans cet article :

  • A quoi sert le nom du personnage
  • Quels prin­cipes sont conseillés pour le « nommage »
  • Où trou­ver de l’ins­pi­ra­tion pour bap­ti­ser ses personnages

Souvent, les jeunes auteurs accordent une immense atten­tion à la ques­tion du nom de per­son­nage, et gas­pillent dans ces réflexions toute leur éner­gie créatrice.

Bonne nou­velle : non seule­ment un nom de per­son­nage n’a rien de défi­ni­tif, mais en plus, il existe des outils qui trans­forment ce dou­lou­reux creu­se­ment de méninges en par­tie de plaisir.

À quoi sert un nom de personnage ?

Un nom sert avant tout, et par-des­sus tout, à la com­mo­dité de la lec­ture. C’est une (évi­dente) lapa­lis­sade (et l’as­so­cia­tion de ces deux mots aussi), mais l’avantage pour un per­son­nage de por­ter un nom, est que l’on peut le repé­rer tout au long du texte. C’est pour­quoi, aussi, les per­son­nages incon­nus du nar­ra­teur acquièrent vite un sur­nom, ou se rangent sous une locu­tion qui leur est réser­vée, et qui fait office de nom : “l’inconnue aux che­veux noirs”.

Un nom peut aussi ser­vir à sug­gé­rer au lec­teur le carac­tère du per­son­nage. Attention tout de même, les coïn­ci­dences sont rares dans la vraie vie. Rien de tel pour gâcher une lec­ture, que de trou­ver un hypo­crite qui s’appelle Chafouin, un lâche nommé Pétochard etc. Même dans un texte ouver­te­ment humo­ris­tique, la ficelle est un peu grosse. N’en dérou­lez pas des kilomètres.

Le problème du nom de personnage
Le pro­blème du nom de per­son­nage : de quoi (b)attiser la colère de vos lecteurs ?

Le nom sert-il à indi­quer la classe sociale du per­son­nage, sa place dans votre uni­vers ? Certes. On ima­gine mal un Jean-Hubert tra­vailler à la car­ros­se­rie à Billancourt. Mais méfiez-vous tout de même des cli­chés. Tous les nobles ne portent pas la par­ti­cule. De l’autre côté, « Marcel », ça vous évoque sans doute une image forte, mus­clée, qui sent des bras et qui trône dans son camion ? … Et Proust, alors ?

Renseignez-vous sur les noms que l’on porte dans la classe d’âge de votre per­son­nage, mais aussi dans sa classe sociale, ce qui est plus déli­cat. Les sites pour trou­ver les pré­noms de son enfant sont une bonne source d’inspiration ; en géné­ral, ils pré­sentent des listes de pré­noms popu­laires, donc au goût du jour.

Enfin, est-ce qu’un nom peut ser­vir à don­ner une saveur par­ti­cu­lière au récit ? Non ! Vous appel­le­riez votre fille Cassandrina, vous, ou votre fils Raz Algoul, parce que la sono­rité vous plaît ? Un peu ris­qué pour l’avenir de l’enfant, n’est-ce pas ? Eh bien les parents de votre per­son­nage non plus. Vous devez vous sou­ve­nir que votre per­son­nage n’est pas votre chose, votre petit plai­sir égoïste, mais qu’il a sa propre vie, son propre passé, ses propres tares ; pas la peine de lui ajou­ter un nom extra­va­gant : le lec­teur ne verra plus rien d’autre que cela, et ce n’est pas votre but.

Principes

Quelques prin­cipes sont, d’après moi, à gar­der à l’esprit lorsque l’on réflé­chit au nom de ses personnages.

1. Ne pas s’accrocher à un nom

D’abord, ne vous accro­chez pas trop aux noms que vous avez trou­vés ; un nom, une cou­leur de che­veux ou d’iris, ce n’est rien. Soyez-en sûr, ces traits ne défi­nissent pas votre per­son­nage. Concentrez-vous sur son carac­tère, ses buts, ses dégoûts, car c’est ce qui le fera agir. Le lec­teur veut voir des per­son­nages en action, pas des listes de noms plus ou moins bien­ve­nus. Pour cela, il peut lire l’annuaire.

De façon plus géné­rale, il n’y a rien de défi­ni­tif dans un texte qui s’écrit, sur­tout pas un nom. Ne soyez sûr de rien. Ne voyez pas l’écriture comme une accu­mu­la­tion patiente de petites cer­ti­tudes. Un roman, une nou­velle, sont des jeux d’équilibre entre toutes sortes d’éléments. Si un évé­ne­ment inat­tendu doit cham­bou­ler ce que vous avez décidé aupa­ra­vant, n’hésitez pas, chamboulez !

2. Privilégier la vraisemblance

Vous vou­lez écrire un roman qui se déroule dans notre monde contem­po­rain, mais vous vou­lez des noms hors du com­mun pour vos per­son­nages ? Non ! Soyez sévère avec vous-même : pas de gour­man­dise. Et si jamais un de vos per­son­nages, tant pis, doit vrai­ment rece­voir un nom fabu­leux, dites-vous bien que pour tout son entou­rage, cela n’ira pas de soi : il se fera char­rier, il pro­vo­quera des vexa­tions (« Tu t’appelles vrai­ment comme ça ? Tu te fiches de moi, c’est pas pos­sible ! ») Ce peut être un gag récur­rent assez inté­res­sant, mais sur­tout, tenez compte de cette bizar­re­rie, de la pre­mière à la der­nière page. Et n’en faites pas une généralité.

NB : la bizar­re­rie, ce n’est pas for­cé­ment de s’appeler Judas Bricot ou Jean Bon. C’est aussi s’appeler Gérard ou Jean-Marie, à l’époque des Kévin et des Brayan. J’étais tombé sur un texte dans un forum de lit­té­ra­ture, où l’auteur met­tait en scène une bande de jeunes gens d’aujourd’hui, dotés de pou­voirs sur­na­tu­rels. Ils s’interpellaient au cours de leur aven­ture : « Ça va, Jean-Michel ? Tu ne t’es pas noyé ? – Oui, Marguerite, mais j’ai bien cru que mes pou­mons allaient écla­ter… » Ne faites pas comme cet auteur-là, pre­nez un peu de dis­tance. Retirez de votre texte tous les ridi­cules para­sites, ceux qui arrêtent la lec­ture puis font oublier tout le reste. Maintenez à tout prix l’illu­sion roma­nesque. Sans elle, tout le reste, tous vos patients assem­blages, s’effondreront pour ne plus se relever.

3. Créer les personnages pour eux-mêmes

Dernier prin­cipe concer­nant le nom­mage : vos héros ne doivent pas vous res­sem­bler. Vos héros doivent ne pas vous res­sem­bler.

Oh, bien sûr, ils vous res­sem­ble­ront. C’est inévi­table. Ils vous res­sem­ble­ront parce qu’ils réagi­ront comme vous, qu’ils auront les mêmes tics de lan­gage que vous… Tout cela est invo­lon­taire. Votre per­son­na­lité res­sor­tira bien toute seule, pas la peine de lui faire un boulevard.

Car don­ner à votre per­son­nage votre propre nom, votre sur­nom, votre nom secret ou le nom que vous aime­riez por­ter, c’est un acte déli­béré, et c’est un mau­vais point pour votre récit. Se mettre déli­bé­ré­ment en scène, à la pre­mière place, affai­blira énor­mé­ment votre his­toire.
Chaque per­son­nage, y com­pris le héros, doit être pour vous un défi : don­nez-lui un carac­tère, des buts tota­le­ment éloi­gnés des vôtres, et faites-les vivre, hon­nê­te­ment, jusqu’au bout. Vous ver­rez tout de suite la dif­fé­rence : le plai­sir d’écriture est mul­ti­plié par dix, au moins.

Trucs et outils

Il est donc impor­tant de “reti­rer” une par­tie de l’investissement psy­cho­lo­gique que l’on aurait ten­dance à mettre dans le nom de ses personnages.

Comment ?

  • Réservez le nom­mage pour la fin du tra­vail. Et pour­quoi pas ? Vous arri­vez bien à rédi­ger une his­toire sans connaître son titre, ou du moins son titre défi­ni­tif, n’est-ce pas ? Faites de même pour les noms. Baptisez votre héros X, votre héroïne Y, et ainsi de suite. À la fin de la rédac­tion, un petit coup de rem­pla­ce­ment auto­ma­tique, et voilà le travail !
  • Utilisez vos car­nets pour noter des noms : Rien de tel, pour faire vrai, qu’un nom vrai, jus­te­ment. Mais lorsque l’on recherche un nom, on revient sans arrêt aux idées les plus cou­rantes, aux noms de notre entou­rage, des per­sonnes célèbres. C’est quand on a besoin d’un nom qu’on n’en trouve pas. La solu­tion : soyez à l’affut des noms, quand on les pro­nonce devant vous. Notez-les ; et lorsque vous aurez besoin d’un nom, plon­gez-vous dans vos petits carnets…
  • Aidez-vous d’un peu d’informatique. Il y a toute une liste de géné­ra­teurs de noms sur cette page.

GUNoF, géné­ra­teur de noms pour toutes sortes d’univers, est il me semble le plus convain­cant dans les résul­tats. Ces outils, des­ti­nés aux rôlistes, peuvent aussi ser­vir aux écrivains.

Si vous aimez la dif­fi­culté (ou si vous vou­lez VRAIMENT nom­mer un de vos per­son­nages d’après un nom réel, mal­gré toutes mes mises en garde, fou que vous êtes), il existe un géné­ra­teur de noms de plume. Par exemple, si je rentre le nom de ma bou­lan­gère Germaine Grandclaude, voici ce que le géné­ra­teur me propose :

  • Angelica GRUDA-MENDER
  • Madelena DIGER-GANCUR
  • Claudine ERMAG-ARDENG etc

Étonnant, non ?

Pour finir, un der­nier conseil avant de bap­ti­ser vos per­son­nages : pen­sez à ména­ger la mémoire du lec­teur. Facilitez-lui la vie.

Je ne sais pas pour vous, mais lorsque j’essaie de me rap­pe­ler un nom ou un pré­nom, même si ma mémoire a déclaré for­fait, il me reste quand même une pre­mière lettre. « C’était quelque chose en V… » « Machin B‑Truc »… Il me semble que la mémoire des mots s’appuie beau­coup sur le pre­mier son, le pre­mier carac­tère du mot. C’est à vous, écri­vain, d’exploiter ce mode de fonc­tion­ne­ment : variez les ini­tiales des noms de vos per­son­nages. Vous avez 26 lettres à votre dis­po­si­tion ; uti­li­sez d’abord ces 26 lettres, et ensuite, si vous tenez tel­le­ment à faire un roman russe avec 50 per­son­nages, vous aviserez…


Comme beau­coup de déci­sions dans l’écriture d’un récit, nom­mer ses per­son­nages est une affaire de bon sens. C’est un acte impor­tant, mais qui ne doit pas vous pri­ver de tout sens cri­tique. Pour vous sti­mu­ler, vous ins­pi­rer, trou­vez vos propres tech­niques. Celle du car­net, celle du géné­ra­teur de noms pour­ront vous épau­ler utilement.


Et main­te­nant, facé­tieux inter­naute, à toi de jouer : quel est le nom le plus épou­van­table, le plus invrai­sem­blable, le plus déso­pi­lant que tu as croisé au détour de tes lectures ?

Dis-nous tout : on veut des noms !

51 commentaire

  1. Justine says:

    Un gamin de nom âge qui s’appelait Faust (j’avais 17 ans à peu près) et une gamine qui s’appelait Athéna-lou. Les deux m’ont inter­pe­lés, mais pas pour les mêmes raisons.

  2. Asia M says:

    C’est très franco-fran­çais, ce que tu dis à pro­pos des Jean-Michel et des Marguerite… Au Québec, les noms « à la mode » ne sont pas exac­te­ment les mêmes qu’en France (les Marie-Andrée, Marie-Josée, Marie-Ève, Marc-André, Jean-Sébastien et autres Jean-René sont très, très communs).

    Pour le reste, c’est clair. 🙂

    1. Effectivement, ma démons­tra­tion s’appuie sur des exemples franco-fran­çais. Pour la trans­po­ser au reste de la sphère fran­co­phone, il faut connaître les modes actuelles et anciennes du pays.
      Merci beau­coup pour cette nuance, qui s’imposait.

      Par ailleurs, on me signale un per­son­nage de série qui s’appellerait Sauveur. A mettre en rap­port peut-être avec le Séraphin Monge de La Maison assassinée ?

  3. Shieru says:

    Personnellement, j’essaie tou­jours de trou­ver des pré­noms « com­muns » à mes per­son­nages. L’héroïne de mon his­toire actuelle a pour nom Emma, ses frères Daniel et Zacharie (coup de coeur pour ce der­nier, pas put m’en empê­cher 😉 ), ses parents Henri et Catherine. Le nom de famille, c’est Lebois. J’avoue avoir deux per­son­nages aux pré­noms par­ti­cu­liers, Alessa et Jillian.

  4. Shieru says:

    Je n’ai pas put m’en empê­cher mais j’ai bien réflé­chi quand même. En fait pour Zacharie, j’hésitais entre deux pré­noms mais il devait for­cé­ment avoir un vieux pré­nom, le genre exis­tant déjà au Moyen-Âge. Pour « Zacharie » c’est un nom que l’on trouve dans la Bible, donc assez vieux pour ce que je vou­lais en faire. En plus cela me plai­sait, et puis la musi­ca­lité du pré­nom reflète la per­son­na­lité dudit Zacharie. Enfin bref, c’est un peu com­pli­qué à expli­quer, heu­reu­se­ment que les lec­teurs ne sont pas dans la tête des écrivains…

  5. Oliv says:

    « Vous appel­le­riez votre fille Cassandrina, vous, ou votre fils Raz Algoul, parce que la sono­rité vous plaît ? Un peu ris­qué pour l’avenir de l’enfant, n’est-ce pas ? Eh bien les parents de votre per­son­nage non plus. »
    Ce n’est pas tout à fait le sujet de cette note, mais je remarque jus­te­ment que, dans la vraie vie, les parents ont de plus en plus ten­dance à don­ner à leurs enfants des pré­noms qui « sonnent bien » sans se pré­oc­cu­per un seul ins­tant de la signi­fi­ca­tion ou des ori­gines de ce pré­nom — l’origine étant sou­vent un amas de lettres et de syl­labes qui semble sorti d’un Scrabble de fin de soi­rée. Autrement dit, j’ai l’impression qu’en ce début de 21e siècle, on bap­tise ses enfants exac­te­ment comme l’on bap­tise ses héros de fan­tasy quand on a quinze ans ou comme l’on s’invente un pseudo « qui sonne bien » sur un forum. Je dois être un vieux réac, mais ima­gi­ner qu’en 2050 le pré­sident de la répu­blique fran­çaise se pré­nom­mera Timéo ou Louna me fait froid dans le dos… On peut repro­cher plein de choses au pré­sident actuel, mais au moins le pré­nom Nicolas a un sens, une his­toire et ne sort pas de nulle part, n’est-ce pas ?

    Pour le reste, le nom sug­gé­rant le carac­tère du per­son­nage est à pros­crire abso­lu­ment, à moins de vou­loir jouer dans le registre paro­dique — et à moins, bien entendu, qu’il s’agisse d’un sur­nom qui lui a été décerné par ses pairs. Le gen­til dont le nom com­porte des sono­ri­tés douces, opposé au méchant dont le nom est saturé de K, de G ou de R, est un insup­por­table cli­ché qui, hélas ! a la vie dure. J’imagine le futur Seigneur des Ténèbres, tout juste sorti du ventre mater­nel, rose et potelé : « Tu t’appelleras R’Krazurk, mon fils, et j’espère que tu feras hon­neur à ton père en repre­nant hono­ra­ble­ment la cor­don­ne­rie fami­liale… » Qui se dou­tait qu’avec un nom pareil le gar­çon tour­ne­rait mal ?

    1. « le pré­nom Nicolas a un sens, une his­toire et ne sort pas de nulle part, n’est-ce pas ? »
      Je ne peux qu’abonder…

      Ce que tu dis pré­sente les choses sous un jour plus sombre, mais tu pour­rais bien avoir rai­son : on donne des pré­noms étranges aux enfants, sur la foi de romans/films de fan­tasy où les auteurs s’en donnent à cœur joie ques­tion baptême.
      Hélas, on oublie que la bonne fan­tasy, comme tu le montres avec ton exemple de cor­don­nier-empe­reur du Mal, la bonne fan­tasy ne se défi­nit pas par un exo­tisme de façade, par une quin­caille­rie incontournable.
      La fan­tasy connaît un pro­blème (entre autres) : l’aspect bar­bare, ridi­cule, de ses noms de per­son­nages, de ses topo­nymes ; ridi­cule qui fait moquer les ama­teurs de fan­tasy par tout le reste du lec­to­rat. J’ai tou­jours pensé qu’une des dif­fi­cul­tés de la fan­tasy vient du fait que son « grand ancien » était un linguiste.

  6. Je signale un lien que j’ai décou­vert entre­temps, rap­porté par
    une bonne copine
    :
    un géné­ra­teur de noms qui explore toute la palette de nos besoins
    , des noms d’auberges au noms hob­bits (par la branche cadette), en pas­sant par les pré­noms ger­ma­niques ou les patro­nymes arthu­riens. Pour tous les goûts, vous dis-je !

  7. Shieru says:

    En pas­sant…
    http://lutain.over-blog.com/article-generateurs-de-noms-de-personnages-40124467.html

    (lien mort)

    http://www.rinkworks.com/namegen/

    (pour les bilingues)

    En cher­chant dans mes favo­ris, je dois en avoir d’autres… Personnellement, moi les noms de mes per­son­nages « me viennent » de dif­fé­rentes façons. Exemple : demain, on a contrôle de fran­çais, donc révi­sions. Je suis tombé sur le mot « ana­co­luthe ». Je suis per­sua­dée que je n’arriverais pas à en trou­ver une si on m’en met­tait une sous le nez, mais la sono­rité m’a beau­coup plut ^^ Je suis sûre qu’un de ces jours, un de mes per­son­nages de fan­tasy s’appellera « Lüthe » ou autre nom ressemblant…

    1. Et si tu veux don­ner une idée de ses convic­tions, tu pour­ras inti­tu­ler ainsi le der­nier volume des aven­tures de ton héros : « Lüthe, final »

      Hum hum. Merci beau­coup pour ces pré­cieux liens. Tout dou­ce­ment, cet article semble se diri­ger vers l’exhaustivité sur la ques­tion. Je ferai une mise à jour un de ces 4 avec tous les nou­veaux liens…

  8. lael says:

    En même temps on est plus à l’époque où il était de bon ton de don­ner des noms des saints aux enfants : s’il y a encore des maries et des joseph, le réper­toire est devenu immense, les gens allant pio­cher aussi bien dans les com­mu­nau­tés étran­gères (même sans avoir de liens de parenté) que dans la culture lit­té­raire et visuelle. Ainsi une amie a nom­mée son fils Joey, parce qu’elle était fana de Friend ! Et je crois que les noms « inven­tés », qui peuvent son­ner fan­tasy, sont de plus en plus cou­rant (même si on est loin du Raz-al-gul, et heureusement)

    Enfin l’exemple de Marguerite, je com­prends que ça peut faire tiquer, mais j’ai la preuve qu’il existe des Marguerite de 25 ans, parce que c’est mon cas XD

    Après c’est vrai que lorsque les noms sont peu cou­rant, il serait de bon ton que cela se res­sente. Mais je crois que pour le coup il faut être un peu ouvert d’esprit.

    Après tout je vais pas dire le contraire : j’ai bien inventé un per­son­nage se nom­mant Azerty (c’est un peu à voca­tion humo­ris­tique c’est vrai) et un autre, dans un uni­vers futu­riste SF, Uae Vuoner (soit renou­veau à l’envers) XD

    1. L’ouverture d’esprit, bien sûr. Mais on se situe ici, il me semble, dans une couche plus pro­fonde de l’intellect : celle qui a besoin de l’illusion roma­nesque (voir ici). Et « Uae Vuoner », jus­te­ment, me semble plu­tôt bru­tal envers cette pauvre illusion.

  9. Watt says:

    Comme c’est dit plu­sieurs fois ici, à notre époque on nomme les enfants un peu n’importe com­ment. Une fois j’ai vu dans une émis­sion un mère qui avait appelé ses filles Coca et Pepsi (je crois même qu’il y avait une Fanta, ou quelque chose comme ça). Ca m’a marqué.
    Les pré­noms nor­maux sont bien plus agréables à la lecture.

  10. helsat says:

    J’ai un tuyau qui pour­rait peut-être aider cer­tains auteurs de fan­tasy / fan­tas­tique pour bap­ti­ser leurs héros sans qu’ils aient l’air ridi­cule : prendre un pré­nom clas­sique et chan­ger une simple lettre, ou bien en rajou­ter deux ou trois…Ca sonne fan­tas­tique et « vrai » en même temps. Un exemple : la res­sem­blance entre le pré­nom Gabriel(le) et Galadriel. Anna peut deve­nir Onna, Alban = Albon et ainsi de suite. Pour trou­ver une liste déjà bien com­plète de pré­noms fran­çais avec les­quels s’amuser, Wikipédia a déjà une liste par­ti­cu­liè­re­ment four­nie. Idem pour les pré­noms étrangers.

    Sinon, rien n’empêche de nom­mer son vam­pire Jean-Claude, puisque c’est ce que Laurell K. Hamilton a fait dans « Anita Blake », mais l’auteur étant amé­ri­cain, ce pré­nom a sans doute des accents de roman­tisme par là-bas et au bout du 4e tome on finit par s’y faire…

    1. Votre tuyau me semble tout à fait utile : tout ce qui peut empê­cher des noms de héros du genre Fg’jhndf’taghn ou Laelylamanaraëliolune est bon à prendre ! Je crois d’ailleurs que c’est ainsi que George Lucas a pro­cédé pour la Guerre des Etoiles… Celui qui trouve de quel pré­nom réel est tiré « Chewbacca » gagne un lot magnifique !

      Quant à Jean-Claude, oui, en effet, comme mes lec­teurs cana­diens me l’ont rap­pelé au début, la valeur cultu­relle d’un pré­nom varie d’un pays à l’autre, il faut essayer d’en tenir compte…

  11. Rachel says:

    Bonjour,
    Tout dépend éga­le­ment du monde dans lequel vit le per­son­nage. En fan­tasy, par exemple, cer­tains noms ne sont pas cho­quant alors qu’ils le seraient sur la pla­nète Terre. Il faut – à mon avis – tenir compte du contexte.

    1. Certes, mais le contexte n’est peut-être pas assez remis en ques­tion, jus­te­ment, en fan­tasy. Pour ma part, je com­mence à deve­nir aller­gique aux noms pseudo-elfiques du genre « Laeriel », « Sirlaerith » etc.
      Pourquoi les per­osn­nages ne s’appellent jamais Roland, Gunther ou Kew ? Du pur point de vue du contexte, c’est ce genre de noms que l’on devrait trou­ver en fan­tasy « classique »…

  12. Estampe says:

    Bonjour,

    Tout d’abord je tiens à vous remer­cier pour cet article, et pour tous les articles conte­nus sur ce site dont la lec­ture m’est enrichissante.

    Mais je vou­drait rebon­dir sur cette dif­fi­culté à nom­mer, non seule­ment les per­son­nage, mais aussi les lieux (lieux dits, pays, villes .…) voire même les chose.

    J’ose pen­ser que tous les conseils que vous avez donné quand au nom du per­son­nage (par exemple évi­ter la cari­ca­ture en nom­mant un per­son­nage selon son carac­tère) ne s’applique pas lorsqu’il s’agit de nom­mer un lieux.

    Par exemple je pour­rait tout à fait nom­mer une col­line où se déroule des exé­cu­tions « La col­line aux pendus ».

    Que pen­sez vous éga­le­ment de l’utilisation de termes étran­gers (ou issus de langues mortes) pour nom­mer une ville ( ima­gi­nons une colo­nie d’exilés qui s’appellerait Dóchas (mot gae­lic pour « espoir »)) ?

    Pour faire Bref, auriez vous éga­le­ment quelques conseils, astuces, pièges à évi­ter ou encore outils sur ce point ?

    1. J’avoue que la ques­tion m’interpellait moins. Je pense que concer­nant la topo­ny­mie, on peut en effet se don­ner plus de liberté. Les prin­cipes res­tent les mêmes : évi­ter l’incongru, ne pas nom­mer en fonc­tion de son seul plai­sir, et être prêt, jusqu’au bout, à chan­ger un nom pour un autre.

      Pour « la col­line aux pen­dus », pour­quoi pas, même si cela res­semble plu­tôt à un sur­nom popu­laire qu’à un vrai topo­nyme. Rares sont les lieux dont le nom offi­ciel évoque quelque chose de néga­tif (Maulieu, Maurepas…)

      Pour la colo­nie d’exilés, un mot gaé­lique est pos­sible… si la com­mu­nauté vient d’Irlande. S’il s’agit d’Ougandais, cela ne sera pas cré­dible. Même s’il y a parmi les exi­lés quelques ama­teurs de la culture celte, cela ne veut pas dire que toute la com­mu­nauté sera d’accord pour endos­ser un nom issu de cette culture. Ils seront d’accord pour appe­ler la colo­nie « Espoir », mais en Swahili (com­ment dit-on, d’ailleurs ?)

  13. Kahl says:

    Espoir se dit « matu­maini » en swa­hili. J’en pro­fite éga­le­ment pour rebon­dir sur Chewbacca, un peu plus bas, je pro­pose Rebecca comme pré­nom d’origine.

    Pour ceux qui aime­raient éga­le­ment effec­tuer ce genre de tra­duc­tions, vers des dia­lectes locaux ou langues mortes (ou vivantes), je vous conseil d’aller sur Lexilogos 

    http://www.lexilogos.com/index.htm

    , il vous reverra vers les dic­tion­naires les plus per­ti­nents pour la langue visée.

    Pour reve­nir sur la cré­di­bi­lité des noms, lorsque l’on se base sur un uni­vers crée ex nihilo, on ne trou­vera pas de com­mu­nauté irlan­daise etc .… J’ai ten­dance à pen­ser qu’ici le plus impor­tant est de main­te­nir une cer­taine cohé­sion dans la topo­ny­mie en s’inspirant d’une seule langue, à consi­dé­rer comme une langue natio­nale, tout en se réser­vant la pos­si­bi­lité d’utiliser des patois locaux dès lors que son intro­duc­tion est logique et jus­ti­fiée (contexte géo­po­li­tique par exemple).

    (ps : et cette fois ci, j’ai un pseudo)

    1. Je ne suis pas d’accord sur les uni­vers « ex nihilo ». Il y a tou­jours un contexte réel, un rap­port avec une culture exis­tante. Cela est néces­saire pour que le lec­teur puisse entrer dans l’histoire… D’ailleurs, je ne vois pas d’univers de fic­tion qui serait stric­te­ment inventé…

  14. Sebastien Chion says:

    Je pense que le choix du nom d’un per­son­nel reste dans un domaine très per­son­nel. Dans mon pre­mier roman, se pas­sant en Amérique du Nord, entre le Québec, les États Unis, et le reste du Canada, j’ai du jon­gler entre les pré­noms à conno­ta­tion fran­çaise, qué­bé­coise et anglo­phone. L’exercice a été périlleux, mais très for­ma­teur éga­le­ment. Chercher LE nom est tou­jours une belle expérience.

    L’un des prin­ci­paux per­son­nages de mon his­toire avait un pré­nom qui, d’un point de vue démo­gra­phique, conve­nait par­fai­te­ment. Mais je le trou­vais ban­cal. J’ai pour­tant conti­nué l’écriture avec ce pré­nom, faute de mieux. Juste avant de finir l’écriture, j’ai ren­con­tré une fille. Quand elle m’a dit son pré­nom, ça a fait tilt. Il conve­nait par­fai­te­ment à mon per­son­nage. J’ai pu faire un recher­cher-rem­pla­cer à hau­teur du livre, et je me suis senti mieux (pour la petite anec­dote, se trou­vait éga­le­ment dans mon texte le nom d’une grande écri­vaine, por­tant le même pré­nom que mon per­son­nage ; le recher­cher-rem­pla­cer a rebap­tisé l’écrivaine du même coup. Heureusement, un relec­teur atten­tif a relevé l’erreur – tou­jours se méfier des recher­cher-rem­pla­cer automatiques !).

    Pour ce qui est de choi­sir un nom, j’ai tou­jours aimé me faire influen­cer par les gens qui croisent ma route. Une per­sonne, avec qui j’ai échangé 10 minutes à un moment, me lais­sera une image. À cette image, j’associerai son pré­nom. En cas de besoin, si je me retrouve avec un per­son­nage cor­res­pon­dant à cette image que j’avais en tête, je récu­père le pré­nom qui allait avec. De la sorte, j’ai un pré­nom qui cor­res­pond au per­son­nage, mais aussi un per­son­nage qui cor­res­pond au pré­nom : je reste per­suadé que si dans la réa­lité, notre pré­nom nous influence, ça n’en est que plus vrai encore dans un livre. Kelly est anglo­phone, pro­ba­ble­ment de racine irlan­daise, sou­riante, joyeuse, aérienne. Marc, lui, sera beau­coup plus calme, plus posé. Juliette est sans doute un peu coquette, et elle aime gar­der ses longs che­veux déta­chés. Elle se sent plus libre ainsi.

  15. samildanach says:

    Bonjour, j’ai beau­coup aimée ta… Heu… Chronique ? Sur le nom des per­son­nages… Mais du coups je me demande si j’ai bien choi­sis le nom des miens, mon héroïne, qui est une hybride ange/démon, s’appelle Elena et le démon qui « l’accompagne » s’appelle Adrien, je doute sur leurs pré­nom maintenant

      1. Argetlam says:

        Tu as l’air d’en connaître un rayon,(ma pre­mière fois sur ce site) pour­rais tu me don­ner éven­tuel­le­ment un lien vers un site ?

  16. Merci pour votre article ! il est très bien fait. Je ne pense pas que j’au­rais fait les fautes que vous évo­quez, mais il m’a per­mit de mieux réflé­chir et m’a pas mal déblo­qué sur cer­tain point ou les idées ne venaient pas. Moi, ce que j’es­saye de faire, c’est un jeu vidéo phi­lo­so­phique. Le joueur a des choix a faire qui influe sur la suite de l’his­toire, et ces choix sont tous reliés à l’é­thique, à la morale. Pour aider le joueur a faire ses choix, il est accom­pa­gné de deux per­son­nages qui incarne d’un coté la phi­lo­so­phie alle­mande et de l’autre anglaise, ils s’ap­pellent donc pour l’ins­tant Johannes et Alison, mais ce sont vrai­ment des choix tem­po­raires, qui me per­mette de par­ler d’eux, de construire mon plan et les par­ties rédi­gées du jeu. Je conti­nue a à réfléchir…
    Ton article m’a donné des idées pour les autres per­son­nages, mais sur­tout com­ment réflé­chir. mais après c’est sur­tout le per­son­nage qui me donne du mal. pour l’ins­tant je le sur­nomme Aurélien, car j’aime bien, mais c’est pas suf­fi­sant, je vou­drais une symbolique…

      1. oh oui ! ce sont de bonnes idées
        Seulement Immanuel est le pré­nom de Kant, or même s’il tient une place impor­tante dans l’é­thique ( et c’est ce qui m’intéresse ) je ne peux pas résumé toute les pen­sées alle­mandes à sa per­sonne. Pour le coup la le sym­bole est trop fort et écrase mon per­son­nage. Cela ne laisse pas assez de place à sa propre iden­tité. Qu’en pense tu ? Bon après Johannes est l’é­qui­valent alle­mand de « jean » soit une des quatre apôtres, ce qui peut être aussi assez écra­sant. Ce que j’aime avec Johannes et Immanuel est que ce ne sont pas du nom qui fond cli­ché Allemagne pro­fonde, ce qui n’est pas mon but. Je ne veux pas qu’on y pense direc­te­ment, comme on l’au­rait fait avec un Friedrich ou un Ludwig. Ce deux noms sont tel­le­ment conno­tés que je les vois mal dans un jeu qui se déroule sur une terre ima­gi­naire. Immanuel a cet avan­tage de rap­pe­ler sont équi­va­lents fran­çais Emmanuel est donc de pro­vo­qué une fausse impres­sion de neu­tra­lité que je recherche un peu. Si ces deux per­son­nages sont les allé­go­ries de deux cou­rants de pen­sées, il ne faut pas non plus qu’ils ne soient que cela. trouves tu que Johannes soit trop connoté ?
        William est un nom qui me plait beau­coup, mais qu’in­cons­ciem­ment j’as­so­cie à la gen­tillesse, est ce n’est pas trop le cas de la phi­lo­so­phie anglaise connue pour sa dureté. Je vou­lais par ailleurs qu’il y ai une fille et un gar­çon en terme de conseillé, et je ne vou­lais sur­tout pas que la fille repré­sente la phi­lo­so­phie alle­mande comme il est cou­rant de le faire. En effet quand l’on retrouve ce genre de per­son­nage dans les his­toires, c’est tou­jours la fille qui est déli­cate et psy­cho­logue, et le gar­çon qui est stra­té­gique et qui a le sang froid. Ce schéma clas­sique m’excède. Il me faut donc un pré­nom de fille pour ce poste. j’ai­mais bien alis­son parce que c’est construit sur le modèle de john­son ou de jack­son, des noms de familles très fré­quents, qui signi­fie fils de john ou fils de jack. Or avec ce rap­pel du mas­cu­lin dans son nom, le per­son­nage, alors qu’elle est une fille, porte cette habi­tude qui consiste a attri­bué ce genre de pen­sée au gar­çon. Cela crée une oppo­si­tion, un tiraille­ment que je pen­sais inté­res­sant. mais comme dis, je ne me suis pas encore fixée. J’aimerais trou­ver mieux. et donc je te remer­cie gran­de­ment de tes propositions ^^

        1. De rien, c’é­tait en par­tie une boutade.
          Cela dit, pour ta recherche de noms, je ne pense pas qu’il faille viser un nom qui résume toutes les ten­dances, qui englobe toutes les figures ; c’est peine per­due. Dans ton cas, c’est un équi­libre à trou­ver entre réfé­rence au pays, réfé­rence à la philo (c’est pour ça qu’Immanuel est bien : dans le monde entier, dans toute l’his­toire, Kant est le seul per­son­nage célèbre à l’a­voir porté), et faci­lité à le por­ter (pas de rin­gar­dise), poten­tiel d’en faire un dimi­nu­tif (pour varier le récit)… L’équilibre par­fait sera dif­fi­cile à trouver.

  17. Je ne suis pas d’ac­cord avec le der­nier para­graphe de votre troi­siè­me­ment : ce n’est pas un mau­vais point pour mon récit tant que le nom n’est pas ridi­cule ! Sur ce point-là, vous n’êtes pas de bon conseil et je ne me lais­se­rai pas influencer.

    1. Merci pour ce commentaire.
      Vous vous pla­cez tout(e) seul(e) sur la défen­sive. Il ne s’a­git pas pour moi d’in­fluen­cer, pour­tant. Je fais des remarques objec­tives, tirées de l’expérience.

      Nous tou­chons là une ques­tion presque idéo­lo­gique. J’affirme qu’un per­son­nage ne doit pas être déli­bé­ré­ment une copie car­bone de l’au­teur. Pourquoi ? Car si l’on veut aller vrai­ment loin dans son écri­ture, il faut s’ou­blier soi-même. Je pré­cis aussi très clai­re­ment que c’est une ten­ta­tive plu­tôt vaine : on met for­cé­ment beau­coup de soi dans ses per­son­nages. Toute la dif­fé­rence se trouve dans le « déli­bé­ré­ment » : si vous vous met­tez en scène déli­bé­ré­ment, vous ne par­le­rez « que » de vous, inlas­sa­ble­ment. Si vous cher­chez vos his­toires hors de vous-même, vous revien­drez à vous sans le savoir, et vous en appren­drez bien plus sur vous. Vous appren­drez ce que vous essayez de vous cacher à vous-même. C’est un risque, et c’est une aven­ture. Le refus de nom­mer son per­son­nage de son propre nom est le pre­mier pas de cette aventure-là.

  18. Tipi says:

    Bonjour,

    Merci pour cet article très inté­res­sant. J’ai plu­sieurs ques­tions à vous poser. Est-ce déréan­geant si deux per­son­nages ont des pré­noms qui com­mencent par la même lettre ? Doit on obli­ga­toi­re­ment choi­sir des pré­noms cor­res­pon­dant à l’é­poque ? Pour ma future fic­tion qui se dérou­lera en 1793 ‚j’aime beau­coup Baudouin ou Alphonse pour un petit garcon,mais je ne sais pas si cela convient. Enfin, peut on mixer pré­noms rares et pré­noms plus com­muns ? Je publie une fic­tion sur un forum, tous les per­son­nages ont des pré­noms connus sauf trois qui ont des pré­noms ori­gi­naux ( Hermance , Gonzague et Fanchon) et j’ai peur que cela soit dérangeant

    Merci d’a­vance

    1. Je pro­pose a contra­rio de ne pas avoir deux pré­noms ou noms com­men­çant par la même initiale.
      Il existe des sta­tis­tiques de pré­noms par année, tirées de l’Etat-Civil et des sources généa­lo­giques. Je ne sais pas ce que cela vaut pour le XVIIIe siècle…
      « déran­geant », dans quel sens ? 😉 Cela peut aussi être un effet recherché…

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