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Plagiat littéraire  :
5 moyens de protéger
son manuscrit 2/2

par | 6 commentaires

Ce que vous allez apprendre dans cet article :

  • Pourquoi déposer son manuscrit
  • Les moyens de dépôt
  • Surmonter ses peurs

Le plagiat littéraire est l’objet de toutes les peurs, chez les écrivains. Comment protéger son manuscrit ?

Dans un autre article, nous avons vu quels étaient les risques du plagiat littéraire. Nous avons appris à ne plus craindre le vampire sous notre lit, comme dirait notre bon Oliv

Mais bon, même les paranoïaques ont des ennemis. Voici quelques moyens que vous pouvez mettre en œuvre pour faire face au risque de plagiat.

Se rassurer

Si vous êtes inquiet de nature, et si vous avez de l’argent à gaspiller, ou si votre concept de livre est vraiment innovant (mais vraiment, hein ? Par exemple, mettons, un livre-enquête interactif qui envoie le lecteur sur Internet, ou ou un livre jeunesse avec des personnages en baudruche gonflable…) alors oui, le dépôt de votre projet peut être pertinent.

Apprenez tout d’abord à savoir de quoi vous parlez. Oubliez le terme de « copyright » : comme je l’explique dans mon article sur les contrats, en droit français, ce mot ne signifie strictement rien.

Vous voulez vous plonger dans les articles de loi, la typologie des modes de protection… ? Je vous recommande une excellente page sur Le portail du livre, opportunément intitulée « Le plagiat ».

Plagiat littéraire : 5 moyens d’action

Et maintenant, un aperçu des 5 pratiques les plus courantes du monde des auteurs de livres.

Attention, dans tous les cas, à l’illusion de sécurité que peut offrir le dépôt. Vous ne déposez pas votre texte dans l’absolu, mais un état du texte à un moment donné. Plus vous faites de changements sur le texte après son enregistrement (titre, remaniement du plan…), et le Diable sait combien les écrivains sont des chambouleurs dans l’âme, plus votre « preuve » devient fragile.

1. L’envoi à soi-même

Cette méthode offre une petite sécurité. Elle ne prouve pas la paternité de votre texte, mais elle peut vous aider à prouver son antériorité. Comment faire ? Il suffit d’imprimer un exemplaire et de vous l’adresser par la Poste, sans ouvrir l’enveloppe.

2. Le dépôt à la Société des Gens de Lettres

Cette structure associative nationale a pour vocation de protéger les auteurs contre les pratiques abusives du monde du livre (principalement celles des éditeurs). Elle propose un service d’enregistrement des œuvres pour les écrivains, qu’ils soient ou non sociétaires. Montant à ce jour : 45 € maxi.

3. L’enveloppe Soleau

Elle est bien connue des Géo Trouvetou en tout genre, puisqu’il s’agit d’un service de l’INPI, l’Institut National de la Propriété Intellectuelle. Elle porte le nom de… son inventeur, Eugène Soleau, qui en a déposé le brevet !

Le système de l’INPI permet de déposer une idée, mais peut être « détourné » pour déposer une œuvre. L’enveloppe se compose de deux compartiments. Une fois réceptionnés par l’INPI, ils sont perforés au laser, puis un compartiment vous est retourné. L’autre va dans les archives de l’INPI pour 5 ans. La garantie de dépôt nécessite que les deux enveloppes restent cachetées pendant toute sa durée. Coût d’une enveloppe à ce jour : 15 €. Trouvez ici toutes les précisions sur l’enveloppe Soleau.

4. Les sociétés privées de dépôt

Ces entreprises vous proposent des services béton, comme l’enregistrement de votre texte, le dépôt dans un coffre-fort en Suisse dont le numéro est connu par un nain borgne prisonnier d’une île du Pacifique… Très rassurant, et parfois ruineux. Au mieux, ces sociétés vous font payer pour effectuer les démarches que vous pouvez aussi bien faire vous-même.

5. Le dépôt de brevet

Là encore, vous « détournez » un service de l’INPI. Vous ne pouvez que breveter une idée de texte, pas un texte. L’opposabilité de la preuve n’est semble-t-il pas garantie devant un tribunal : le brevet sert surtout à protéger une invention. Plus d’infos ici.

Le dire

Vous avez protégé votre manuscrit ? Fort bien. Désormais, faut-il le mentionner ? Faut-il le signaler aux éditeurs que vous allez démarcher ? La réponse est non ! Si vous voulez savoir pourquoi, rendez-vous ici.

Dans l’esprit, le dépôt d’œuvre est une démarche privée entre vous et vous-même, une précaution. Celle-ci n’a pas à être affichée sur la place publique s’il n’y a pas de délit de plagiat constaté.

ah, et une dernière chose… : connaissez votre ennemi ! Je vous en supplie en toute gentillesse : « plagiat » est un mot français, pas italien. Il ne se prononce pas et ne s’est jamais prononcé « pladgia ». Il ne s’écrit pas « plaggia ». ARRÊTEZ DE DIRE « PLADGIA », ENFER ET BOULE DE CRÈME ! STOP ! MERCI !

État d’esprit

Vous l’avez vu à présent, le dépôt d’œuvre est une pratique assez superflue. Mais les solutions existent, et vous pouvez vous rassurer à peu de frais si vous craignez les risques de plagiat.

Or, vous savez que je m’intéresse toujours à la psychologie, à la bonne attitude de l’écrivain…

En l’occurrence avec cette question du plagiat, il est peut-être plus enrichissant, pour l’artiste, de jouer, de prendre le risque. Écrire est un don, un cadeau que l’on fait ; il faut savoir, à un moment où à un autre, ouvrir la main.

Et puis, l’écriture est histoire de singularité, n’est-ce pas ? Le réflexe de la protection d’œuvre est plutôt moutonnier. Tous les écrivains (en herbe) ont le même.

Soyez différent. Là aussi.

Plagiat littéraire et moutonnisme

Aurez-vous, comme tout le monde, la peur du plagiat littéraire ?


A toi, mon ronchonneur internaute : je le sens bien, tu voudrais m’expliquer le bien-fondé de protéger ses œuvres. Alors vas-y, persuade-moi…

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