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Envoi d’un manuscrit  :
les 11 erreurs à éviter

par | 35 commentaires

Ce que vous allez apprendre dans cet article :

  • Les règles en matière de texte et de présentation
  • La priorité à donner aux desiderata de l’éditeur

L’envoi d’un manuscrit est la première étape de vos aventures éditoriales. Évitez de tout gâcher par l’une de ces 11 erreurs de présentation.

Envoi d’un manuscrit : on ne rigole plus

Vous voulez envoyer votre manuscrit, mais vous avez peur de mal faire ? Soumission après soumission, vous n’arrivez pas à trouver un éditeur, et vous ne savez pas pourquoi ?

Après 10 ans passés dans le milieu, je peux vous détailler les erreurs habituelles : avez-vous bien vérifié votre texte, sa présentation, l’objet-manuscrit, puis l’envoi en lui-même ?

Texte

Incomplet

Un manuscrit incomplet est comme une soupe sans moustache. On cherche, on fouille, on farfouille, mais rien à faire, il en manque la moitié. Vous allez frustrer votre éditeur, croyez-moi. Et les éditeurs frustrés, ce sont des éditeurs qui disent « non ».

Mal corrigé

L’orthographe est une politesse envers son lecteur. Rappelez-vous que pour un éditeur de livres, lire entre les fautes est un exercice déplaisant ; rendez service à votre manuscrit, faites-lui un brin de toilette !

Mise en pages

Pas de marges

Savez-vous à quoi servent les marges ? À donner tout le confort nécessaire au lecteur pour commenter et corriger sauvagement. Une marge généreuse est une invitation. Une marge étriquée traduit le mépris envers le lecteur, la fermeture. La présentation du manuscrit est cruciale : Pensez aux marges !

Qui sait, si on veut publier votre projet, s’il est glissé en urgence dans le programme des parutions, votre éditeur sera ravi de pouvoir griffonner tout de suite dans les marges du manuscrit.

Forme manuscrite

Vous voulez envoyer un manuscrit brut de décoffrage, écrit à la main ? N’en faites rien. Si vous avez une belle écriture, réservez-la à votre courrier d’accompagnement. Votre œuvre, elle, doit être dactylographiée. Qui va payer la saisie, la relecture plus longue, si la maison d’édition accepte votre texte ? Alors vous comprenez pourquoi les textes manuscrits font grincer les dents de l’éditeur. [1]

Objet

Impression façon livre

Envoi d'un manuscrit

Envoi d’un manuscrit : attention…
… aux réflexes qui collent à la peau !

Certains copy-shops ou imprimeurs à la demande proposent cette solution. Envoyer un livre, au lieu d’une liasse de feuilles reliées spirales peut être tentant. Mais au gré des maisons d’édition, un manuscrit « façon livre » sera bien perçu (présentation de grande qualité) ou plus mal (« dirigisme » de l’auteur, qui se mêle de l’apparence du livre, avant même que la décision de faire ou non soit prise).

Loufoque

Devinez pourquoi l’éditeur ronchonne à chaque fois qu’il prend un manuscrit de ce genre entre les mains :

  • classeur de bureau
  • chemise en papier fin
  • petit paquet de feuilles volantes
  • reliure en brins de laine
  • boîte de feuilles organisées par post-it
  • chemise remplie à bloc…

Présenter un manuscrit n’est pas une raison pour faire n’importe quoi. Pensez à l’usager de votre objet.

Envoi

Courrier interminable

Un courrier d’accompagnement, comme son nom l’indique, ne vous sert pas à vous épancher. Envoyer un manuscrit n’est pas l’occasion de disserter sur votre muse. Votre lettre doit briller par sa discrétion et son efficacité.

Sans coordonnées

Eh oui, il y en a toujours qui oublient de mettre une adresse sur leur texte ! L’oubli ballot ! Attention, faites-la figurer dans le corps du manuscrit.

Recommandé A/R

Un envoi de manuscrit en recommandé signifie, aux yeux de votre destinataire, que vous vous méfiez de lui. Il va vous placer dans la catégorie « impatient chronique », un autre terme pour « pénible ». Il vaut mieux envoyer votre manuscrit en expédition normale, et vous assurer de sa réception quelques jours plus tard, par courriel ou téléphone.

Originaux

Certains envoient l’unique exemplaire de leur texte. D’autres fois, ils exédient des négatifs photo, des peintures… À éviter ! L’éditeur n’aura de cesse de vous retourner cette patate chaude, et il ne passera guère de temps sur votre proposition.

Soumissions multiples

Bien sûr, pour vous, envoyer un livre avec ses frères et sœurs, c’est plus économique. Mais pensez à votre destinataire, qui se dit « allez, ce soir j’en lis encore un », et qui trouve dans votre enveloppe non seulement un recueil de nouvelles, mais aussi un court roman et une pièce de théâtre…

Faites le contraire de tout ce que je dis !

Vous avez tout lu jusqu’ici ? Vous savez maintenant comment présenter un livre ? Vous avez suivi mes petits trucs ?
Dommage, il ne fallait pas !

Non, ces trucs ne valent rien, si vous n’avez pas pensé, avant tout, à vous renseigner sur les demandes de l’éditeur. Elles sont énumérées dans ce qu’on appelle un guide de soumission. Vous le trouverez sur le site Internet de l’éditeur ; sinon, contactez-le, par téléphone ou par courriel (de préférence), pour en savoir plus. Ce qu’il vous demande doit passer avant tout ce que je viens de vous dire !

Une dernière chose : quand vous enverrez votre livre, pensez à un geste tout simple : joignez une enveloppe retour…


Et toi, mon charmant internaute, comment tu t’y prends pour tes soumissions ?


 

[1] Tant qu’on y est, une petite précision : dans la profession, « manuscrit » a le sens absolu de « texte proposé à la publication », qu’il soit écrit à la main ou tapé à la machine. Alors n’en faites pas trop avec les « manu » et les « tapu »…

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