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Plagiat littéraire  :
faut-il protéger
son manuscrit  ? 1/2

par | 13 commentaires

Ce que vous allez apprendre dans cet article :

  • Le vrai risque de plagiat littéraire
  • Faut-il avoir peur d’internet ?

Le plagiat littéraire est l’objet de toutes les peurs, chez les écrivains. Mais faut-il vraiment protéger son manuscrit ? Petit guide de la paranoïa.

Combien de fois ai-je vu, dans un forum ou en mp, une petite phrase sur le thème « J’ai trop peur qu’on me vole mon idée, je préfère ne pas montrer mes textes » !

Quelle est la vérité sur le plagiat ? De quoi doit-on avoir peur ? Posons-nous franchement la question, sous l’angle psychologique et technique.

Dans cette première partie, nous parlerons de la primo-réaction : avoir peur. Dans une deuxième partie, il sera question de formuler ses craintes et de… se rassurer.

Probabilité du plagiat littéraire

D’abord, que ce soit lâché une bonne fois pour toutes, sinon nous n’en sortirons jamais : on surestime énormément les risques du plagiat. Le fantasme du plagiat est aussi vaporeux, aussi irrationnel que « Je vais perdre tous mes droits si je signe un contrat. » Ôtez-vous ces peurs de la tête, elles sont aussi sensées que, par exemple, craindre les girafes bleues à Clichy. Tout le monde sait qu’elles ne dépassent pas la porte de Pantin.

Bien entendu, entre écrivains, on se ressasse gravement les vieilles légendes de la profession : JK Rowling, BHL, Ardisson, Attali, PPDA… Évidemment, il y a de temps en temps une affaire de plagiat. Là où il y a de l’argent, de la célébrité et un vilain coup possible, il se trouve toujours un vilain pas beau pour le tenter. Le plagiat arrive quelquefois, tout comme, quelquefois, quelqu’un meurt dans un accident d’avion (0,035 passager pour 100 000 000/km). Est-ce qu’on ne prend plus l’avion pour autant ? Non, n’est-ce pas ?

Et puis entre vous et JK Rowling, le coefficient de menace n’est pas tout à fait le même. Se faire peur avec les grandes affaires du monde de l’édition, c’est très plaisant, mais pas très sérieux. Est-ce que vous jouez vraiment (pour l’instant) dans la même cour que Harry Potter ? À votre petite échelle d’enjeu et de rémunération, dites-moi donc qui irait s’embêter à vous plagier ?

Forces en présence

Voyons un instant les intérêts que pourraient trouver les uns et des autres au pillage de votre œuvre littéraire :

  • Les autres auteurs (façon Décalogue tome 1) : posez-vous la question à vous-même. Voudriez-vous faire l’œuvre d’un autre ? On ne vous a jamais dit « Toi qui écris, tu voudrais pas raconter cette histoire » ? Comment avez-vous réagi ? La tuile, n’est-ce pas ? L’histoire d’un autre, peuh ! Eh bien, vous croyez franchement être le seul écrivain à raisonner ainsi ?
  • Les éditeurs : d’après vous, quel est l’intérêt de vous publier dans votre dos, sans vous demander votre accord ? Ne pas vous payer votre part des bénéfices ? Il est bien plus facile pour l’éditeur de vous « signer », puis de vous laisser lanterner pour vous payer vos droits. Pas besoin de risquer un procès ; un peu de mauvaise foi administrative est bien plus efficace.
  • Les lecteurs lambda : Vous y croyez, vous, au lecteur lambda qui tombe sur votre texte, et décide de tout laisser tomber pour se lancer dans une carrière usurpée d’écrivain à succès ? Moi, l’invasion de vénusiens me paraît nettement plus menaçante, sur l’échelle des probabilités. Sans compter qu’il vous sera assez facile, même sans précaution spéciale, de prouver l’antériorité de votre propre texte…
Plagiat littéraire : y a pas de sushis...

Les risques de plagiat littéraire sont aussi courants
que les sushis au parmesan

Internet

Enfin, dernier aspect, plus récent, du fantasme du vol de texte : Internet. Là aussi, on entend tout et n’importe quoi sur ce grand espace informe qu’est Internet. Dites-vous quand même que ce n’est pas parce qu’il traîne sur un forum que votre texte sera fabuleusement mis en lumière. Au contraire, il sera même plus ignoré que s’il se retrouve sur un support papier adressé à X ou Y.

Ce qui peut vous arriver de pire, si vous postez un extrait de prose sur le Net, est qu’un éditeur la voie, et décide comme ça, pif pouf, d’entamer le dialogue. Mais rassurez-vous, vous avez nettement plus de chances de vous gaufrer en avion.


Et toi, craintif internaute, as-tu déjà été plagié ? Eh ben alors… !

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